La note de l'Italie dégradée

samedi, 20.10.2018

La note de lItalie passe de "Baa2" à "Baa3", signifiant que le pays est rétrogradé au dernier cran de cette catégorie qui précède la catégorie spéculative.

L'agence de notation Moody's s’inquiète d'une stabilisation de la dette publique italienne.

L'agence de notation Moody's a annoncé vendredi avoir dégradé la note de l'Italie, s'inquiétant d'une stabilisation et non d'une diminution de la dette publique au cours des prochaines années, une dégradation annoncée alors que Bruxelles a demandé des "clarifications" sur le budget 2019 du pays.

La note passe de "Baa2" à "Baa3", signifiant que le pays est rétrogradé au dernier cran de cette catégorie qui précède la catégorie spéculative.

Moody's a toutefois assorti cette note d'une perspective stable, signifiant qu'elle ne devrait pas dégrader cette nouvelle notation dans les six mois à venir.

"Le ratio de dette publique de l'Italie va probablement se stabiliser autour de l'actuel taux de 130% du PIB dans les années à venir, plutôt que de commencer à diminuer comme Moody's le pensait" précédemment, a indiqué l'agence dans un communiqué.

Elle note que la dette publique est d'autant plus problématique que les perspectives de croissance économique sont plus faibles.

"Les projets de mesures budgétaires et économiques du gouvernement ne constituent pas un agenda cohérent de réformes qui pourront permettre de résoudre les problèmes de croissance décevante", commente-t-elle également.

Moody's ajoute qu'à court terme également, "le stimulus budgétaire apportera un dynamisme à la croissance plus limité que ce que le gouvernement estime".

Le projet de budget italien pour 2019 prévoit un déficit à 2,4% du Produit intérieur brut (PIB), très éloigné des 0,8% promis par le précédent gouvernement de centre gauche.

Le dérapage italien est "sans précédent dans l'histoire du Pacte de stabilité et de croissance", a écrit la Commission dans un courrier où elle demande à l'Italie de lui présenter ses observations avant "le lundi 22 octobre à midi".

Bruxelles pointe un risque de "non-conformité grave" avec les règles européennes, qui pourrait l'amener à rejeter ce budget, ce qui ne s'est encore jamais produit dans l'histoire de l'Union européenne. (awp)





 
 
 
 

AGEFI

Rafraîchir cache: Ctrl+F5 ou Wiki



...