Abandon du taux plancher: quatre ans après

lundi, 14.01.2019

Il y a quatre ans jour pour jour, la BNS annonçait l'abandon du taux plancher à 1,20 franc pour un euro. Aujourd'hui, le choc semble être largement digéré.

Après l'annonce de l'abandon du taux plancher, le SMI avait lâché 9%. (Keystone)

Au matin du 15 janvier 2015, alors que la Banque nationale suisse (BNS) venait d'annoncer l'abandon du taux plancher fixé à 1,20 franc pour 1 euro, ce dernier s'est effondré sous les 80 centimes. L'annonce eu son effet également sur la Bourse suisse, le SMI lâchant dans la foulée 9%, les investisseurs craignant pour l'économie suisse, orientée vers l'exportation.

Quatre ans plus tard, le choc semble être largement digéré et les scénarios les plus pessimistes ne se sont jamais réalisés. En avril dernier, le taux de change euro/franc a même franchi brièvement la barre des 1,2005. Si la monnaie unique s'est affaiblie depuis par rapport au franc, cela ne semble pas poser de problème aux entreprises suisses, bon nombre d'entre elles ayant appris à vivre avec le franc fort au cours des dernières années.

La conjoncture est au beau fixe, avec une hausse du PIB de 2,6% attendue en 2018 et un taux de chômage toujours au plus bas. Les marchés actions semblent également avoir digéré le choc, en janvier 2018, le SMI est repassé au-dessus des 9616 points, soit son niveau le plus élevé atteint avant que n'éclate la crise financière de 2007/08.

Toutefois, il est reproché à la BNS certaines mesures prises après l'abandon du taux plancher, par exemple la hausse de son bilan et les conséquences des taux négatifs en place depuis si longtemps.

Les spécialistes s'attendent à une hausse des taux dans plus d'un an, mais la décision de la BNS sera dictée par la Banque centrale européenne, estiment les analystes de Commerzbank. La normalisation de la politique monétaire dépendra également du taux de change euro franc suisse, qui doit revenir aux alentours de 1,20.

Un tel affaiblissement du franc ne pourrait se produire que si la conjoncture mondiale reste favorable, ce qui réduirait la demande pour le franc, considéré comme valeur refuge. (ats)





 
 
 
 

AGEFI

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