Pour Ueli Maurer, la liste grise de l'UE est négligeable

dimanche, 10.12.2017

Prenant acte de la décision de l'Union européenne, le ministre des finances, Ueli Maurer, considère que cette "liste de surveillance" ne change rien.

Le ministre des finances Ueli Maurer n'entrevoit cependant pas d'effets négatifs sur la place financière helvétique.

La "liste grise" des paradis fiscaux de l'UE, sur laquelle la Suisse a été inscrite mardi, est "négligeable" selon Ueli Maurer.

Dans un entretien avec les journaux alémaniques Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag, M. Maurer estime qu'il n'y a absolument aucune raison pour que Berne figure sur ladite liste. Il n'entrevoit cependant pas d'effets négatifs sur la place financière helvétique.

Pour nombre de sociétés étrangères, la Suisse est l'endroit idéal du fait de sa stabilité, de sa sécurité et de sa fiabilité, souligne le Zurichois. Qui ne voit actuellement aucun signe indiquant que la place financière soit davantage sous pression.

Bruxelles s'est dotée mardi d'une "liste noire" des paradis fiscaux, tous situés hors des frontières de l'Union européenne (UE). Si la Suisse n'y figure pas, elle intègre toutefois la "liste grise".

La liste noire compte dix-sept pays, a annoncé le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire. Y figurent notamment Bahreïn, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, les îles Marshall, la Mongolie, Panama et la Tunisie.

Quarante-sept autres pays dont la fiscalité n'est pas conforme aux règles européennes, mais qui ont promis d'y remédier, se trouvent sur la "liste de surveillance". Outre la Suisse, on retrouve le Maroc et le Cap-Vert. Les pays moins avancés de cette liste ont deux ans pour se mettre en règle. Les autres, dont la Suisse, ont jusqu'à la fin de l'année 2018 pour honorer leurs engagements.(awp)





 

 
 


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