Wall street termine dans le rouge

samedi, 20.07.2019

Les craintes de tensions encore plus vives avec l'Iran ont pesé sur Wall Street.

Les indices avaient pourtant démarré la séance du bon pied, portés par les fortes progressions du géant de l'informatique Microsoft. (Keystone)

La Bourse de New York a terminé dans le rouge vendredi, lestée en fin de séance par les interrogations sur la politique monétaire et les craintes de tensions encore plus vives avec l'Iran.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,25% à 27.154,20 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,74% à 8.146,49 points.

L'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,62%, à 2.976,61 points.

Les indices avaient pourtant démarré la séance du bon pied, portés par les fortes progressions du géant de l'informatique Microsoft, dont les résultats trimestriels ont dépassé les attentes, et de l'avionneur Boeing, qui a prévenu que ses bénéfices trimestriels allaient être lourdement affectés par l'immobilisation au sol de son avion vedette, le 737 MAX, mais a également suggéré qu'il pourrait revoler d'ici la fin de l'année.

Si Boeing est resté en nette hausse (+4,50%), Microsoft a peu à peu perdu son avance (+0,15%).

Les investisseurs ont notamment été refroidis par les nombreuses spéculations autour des taux d'intérêt.

Après un discours jeudi de John Williams, le président de l'antenne de la Fed de New York, les acteurs du marché ont largement misé sur l'annonce d'une baisse d'un demi-point de pourcentage des taux lors de la prochaine réunion de l'institution en juillet, soit le double de ce qui était prévu.

Mais la Fed de New York a tenté d'expliquer vendredi que les commentaires de M. Williams ne relevaient nullement d'une annonce à venir mais de commentaires sur vingt ans de recherche.

Tensions dans le Golfe persique

Un article du Wall Street Journal a ensuite affirmé que les responsables de l'institution se préparaient à une baisse d'un quart de point de pourcentage.

Cela a suffi à semer la confusion parmi les courtiers, qui voient toujours d'un bon oeil les baisses de taux dans la mesure où elles abaissent le coût du crédit pour les ménages, les entreprises et les investisseurs, et apportent ainsi de l'huile dans les rouages de l'économie.

Les investisseurs ont aussi été ébranlés "par les nombreuses rumeurs autour de l'arraisonnement par l'Iran d'un pétrolier britannique", selon Maris Ogg de Tower Bridge Advisors.

De quoi faire monter les tensions au lendemain de la destruction d'un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz.

Les investisseurs ont donc plutôt opté pour la prudence, selon Mme Ogg. D'autant que "le début de la saison des résultats s'est montré sans grande surprise jusqu'à présent, c'est-à-dire sans éclat".

"On ne parviendra sans doute pas à monter à de nouveaux sommets tant qu'on n'aura pas vu les résultats d'autres grands noms, de la tech ou du secteur industriel", a-t-elle avancé.

La Bourse de New York a en effet grimpé lundi à des niveaux inédits avant de perdre un peu de terrain. Sur la semaine le Dow Jones a perdu 0,7%, le Nasdaq 1,2% et le S&P 500 1,2%.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette américaine à dix ans montait vendredi vers 20h45 GMT à 2,053% contre 2,024% la veille à la clôture.

Parmi les autres résultats du jour, American Express (AmEx) a dépassé les attentes au deuxième trimestre grâce à une hausse des dépenses des détenteurs de ses cartes bancaires et une augmentation de ses commissions mais la société est restée prudente en laissant inchangées ses prévisions annuelles. Son titre a reculé de 2,79%.

BlackRock (-0,40%), le premier gestionnaire d'actifs au monde, a annoncé des résultats trimestriels inférieurs aux attentes, en raison d'une baisse des commissions versées par ses clients qui préfèrent investir dans des produits financiers à faible coût de gestion. (awp)





 
 



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