Le pétrole new-yorkais fait du surplace

samedi, 16.09.2017

Les cours du pétrole coté à New York, en forte hausse au cours des séances précédentes, se sont heurtés à la barre symbolique des 50 dollars et sont restés vendredi au même niveau.

Les cours du pétrole avaient profité plus tôt dans la semaine de bonnes perspectives pour les achats de brut.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre, référence américaine du brut, a clôturé comme la veille à 49,89 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé en légère hausse, de 15 cents par rapport à la clôture de jeudi, à 55,62 dollars.

Le prix du baril de WTI "a bien augmenté ces derniers jours mais quand il a fallu franchir durablement le seuil des 50 dollars, une barrière psychologique importante, on n'a pas trouvé suffisamment de soutien pour aller plus haut", a commenté Matt Smith de ClipperData.

Les cours du pétrole avaient profité plus tôt dans la semaine de bonnes perspectives pour les achats de brut, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) estimant dans leur rapport mensuel que la demande en 2017 devrait être plus forte que prévu initialement.

Le baril de WTI est monté jeudi jusqu'à 50,50 dollars.

En début de séance vendredi, Phil Flynn de Price Futures Group estimait que s'il parvenait à remonter au-dessus de ce palier, "cela ouvrirait une toute nouvelle marge de progression vers le haut.

"Sinon on peut potentiellement rester autour de ces niveaux pendant un certain temps", avait-il ajouté.

Certains pays pourraient ainsi être tentés d'accélérer leur production au vu des cours actuels selon Sukrit Vijayakar, analyste chez Trifecta.

"Il y a de nombreux facteurs en jeu. Par exemple, la tentation de fournir plus et d'augmenter ses revenus à ces niveaux avant que les autres producteurs n'explosent leurs quotas", a-t-il expliqué.

L'Opep s'est en effet engagée fin 2016 avec quelques autres grands pays producteurs de brut à limiter ses extractions afin de tenter de redresser les prix du baril. Mais ses membres ne respectent pas toujours scrupuleusement leurs objectifs.

Le cartel affirme toutefois dans son dernier rapport mensuel que la production totale de ses membres a légèrement reculé en août et son secrétaire général, Mohammad Sanusi Barkindo, a affirmé dans un discours lundi que le "rééquilibrage du marché était en cours".

La hausse des prix du brut risque aussi "d'encourager l'industrie américaine du pétrole de schiste", ont par ailleurs rappelé les analystes de Commerzbank.

"Il ne faut pas oublier que de nombreux puits ont été forés, mais pas terminés. Si les prix remontent, leur production peut être lancée en quelques jours", ont-ils indiqué. (awp)


 

 




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