Les éditeurs de jeux vidéo optent pour le streaming

dimanche, 09.06.2019

L'Electronic Entertainment Expo qui s'ouvrira mardi à Los Angeles marquera l'évolution forte des éditeurs de jeux vidéo pour le streaming.

L'Electronic Entertainment Expo de Los Angeles permettra de montrer les dernières évolutions pour le jeu vidéo. (Keystone)

La bataille du "cloud" fait rage dans l'industrie des jeux vidéo, bien décidée à trouver son salut dans le jeu en streaming au moment où s'ouvre en Californie sa grand-messe annuelle, le salon E3.

L'Electronic Entertainment Expo qui s'ouvrira mardi à Los Angeles sera l'occasion pour les grands noms du secteur de montrer comment ils comptent s'adapter aux changements permis par l'essor du "cloud" et ses avancées technologiques.

Progressivement, les "gamers" se détournent de la traditionnelle console et Google a pris une longueur d'avance avec sa plateforme Stadia, qui permettra à partir de novembre de jouer en streaming depuis n'importe quel appareil relié à internet, sur le modèle à succès de Netflix dans la vidéo.

Le secteur des jeux vidéo est lucratif: il a rapporté plus de 135 milliards de dollars l'an dernier dans le monde, dont 43,4 milliards aux Etats-Unis.

Selon l'Entertainment Software Association, organisatrice de l'E3, plus de 164 millions d'adultes américains s'adonnent aux jeux vidéo.

Jouer partout, constamment

Le fabricant de la console Xbox, Microsoft, devrait dévoiler dimanche ses détails sur son Project xCloud, son service de jeux en streaming actuellement testé par ses salariés.

"Microsoft va jouer un rôle majeur cette année à l'E3 en dévoilant sa vision d'un futur (...) où l'on peut accéder à des contenus où l'on veut, quand on veut", résume Mat Piscatella, analyste chez NPD.

Quant aux jeux, sont attendus les dernières versions des titres à succès Call of Duty, Apex Legends, FIFA, Pokemon ou Ghost Recon.

Certains d'entre eux seront disponibles sur Stadia.

"Le streaming sera dans toutes les têtes (...), il permet d'atteindre plus de joueurs", confirme Yves Guillemot, le PDG du français Ubisoft, qui a collaboré avec Google pour cette plateforme de streaming sur abonnement.

C'est seulement grâce aux dernières avancées en matière de vitesse internet et de capacité des serveurs que le jeu vidéo, très gourmand en bande passante et en puissance informatique, peut à son tour entrer dans l'ère du streaming.

Jouer ensemble

Microsoft et le japonais Sony (fabricant de la célèbre PlayStation) ont annoncé le mois dernier s'allier dans le streaming et ainsi mieux combattre Google, qui est par ailleurs un géant du "cloud", comme Microsoft et Amazon.

Google mène la danse pour l'instant: "Stadia" sera disponible en novembre avec une trentaine de jeux à son catalogue.

L'offre de Google n'est pour le moment accessible en précommande que sous le format appelé "Edition fondateur", au tarif de 129 euros (ou 169 dollars canadiens). A ce prix, le joueur obtient un abonnement de trois mois, un appareil Chromecast Ultra permettant de se connecter à un écran, et une manette.

Deux autres offres seront disponibles après le lancement de la plateforme, une à 9,99 euros (ou 11,99 dollars canadiens) par mois baptisée "Stadia Pro", et une offre de base attendue en 2020, sur laquelle peu de détails ont été fournis.

Stadia sera disponible dans 14 pays, dont la France.

Autre poids lourd, Apple a aussi annoncé récemment un futur système d'abonnement à des jeux vidéo en streaming, Apple Arcade, pour la fin de l'année. (awp)

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