AVS: les caisses cantonales veulent un nettoyage de printemps

dimanche, 19.03.2017

Le président de la Conférence des caisses cantonales de compensation, Andreas Dummermuth, veut soumettre l'AVS à un "nettoyage de printemps". En cas de "oui" à la prévoyance vieillesse 2020, il craint moins un problème d'argent que l'immixtion de la Confédération dans l'informatique.

Andreas Dummermuth président de la Conférence des caisses cantonales de compensation.

Les caisses de compensation paient les rentes depuis 1948 et continueraient à le faire après l'introduction, en 2018, du nouveau système d'âge flexible de la retraite, a déclaré le président de la Conférence des caisses cantonales de compensation, Andreas Dummermuth dans une interview à la Zentralschweiz am Sonntag. A ses yeux, le plus grand risque pour l'AVS serait que des fonctionnaires fédéraux se mêlent de l'informatique des caisses de compensation.

Depuis 1948, la gestion se fait de manière impeccable. "Les coûts diminuent, nous sommes cinq fois moins cher que le deuxième pilier". Mais le Conseil fédéral planifie maintenant des prescriptions pour le système informatique de l'AVS. "Nous rejetterons cette proposition avec détermination lorsque la consultation sera lancée".

M. Dummermuth évalue les coûts des innovations dans l'informatique à 50 millions de francs. "C'est un montant unique de 20 francs par rentier".

Par ailleurs, Andreas Dummermuth ne considère pas nécessaire une prochaine grande réforme de la prévoyance vieillesse. Il faudra certes procéder rapidement à de nouvelles étapes de réforme, "mais il s'agira de petites adaptations régulières". Dans le cadre d'un tel "nettoyage de printemps", il propose par exemple d'en finir avec les suppléments pour les rentiers avec enfants. Les prestations en faveur des veuves et des orphelins doivent aussi être repensées.

Pour M. Dummermuth, la situation n'est pas encore mûre pour une nouvelle hausse de l'âge de la retraite. On pourra en parler "lorsque 50% des gens travailleront après 65 ans". On n'en est pas encore là, mais "dans cinq ans, la situation sera différente". La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée stimulera l'intérêt pour les employés plus âgés, estime le président de la conférence. (awp)


 

 


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