Procès Netanyahu: les éléments de preuve examinés en janvier

dimanche, 19.07.2020

Le Premier ministre israélien Benjanmin Netanyahu est inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires différentes.

Benjanmin Netanyahu se dit victime d'une "chasse aux sorcières" des services du ministère public et des médias. (Keystone)

Le tribunal de Jérusalem qui va juger Benjanmin Netanyahu commencera à examiner en janvier les éléments de preuve, a indiqué dimanche la présidente de la juridiction. Le Premier ministre israélien est inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires différentes.

M. Netanyahu plaide son innocence et se dit victime d'une "chasse aux sorcières" des services du ministère public et des médias. Initialement prévu à la mi-mars, le procès avait été reporté au 24 mai en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, avant d'être ajourné au 19 juillet. L'audience s'est tenue dimanche en l'absence de l'intéressé.

Dans la transcription de l'audience consultée par l'AFP, la présidente du tribunal, Rivka Friedman-Feldman, fixe le calendrier des prochaines étapes du procès. "Les parties doivent se préparer à l'audition des témoins (plus de 300, NDLR) à partir du mois de janvier 2021", a-t-elle indiqué, précisant que les audiences auraient lieu "trois fois par semaines, les lundis, mardis et mercredis".

Procédure "longue et fastidieuse"

Benjamin Netanyahu a quant à lui jusqu'au 18 octobre pour déposer un plaidoyer par écrit. Pour le professeur de droit israélien Gad Barzilai, la procédure sera "longue et fastidieuse", les avocats de M. Netanyahu étant selon lui susceptibles de demander des délais supplémentaires pour étudier les éléments de preuve et solliciter une aide d'Etat pour couvrir les frais de justice.

"Le parquet souhaite mettre fin aux procédures dans environ deux à trois ans", a ajouté M. Barzilai. Un des avocats du Premier ministre a démissionné début juillet, le chef du gouvernement s'étant vu interdire de recevoir des fonds privés pour payer son équipe de défense.

Selon la loi israélienne, le Premier ministre n'est pas obligé de démissionner s'il est inculpé mais seulement s'il est reconnu coupable d'un délit après avoir épuisé toutes les procédures d'appel, ce qui pourrait prendre des années.

C'est la première fois dans l'histoire d'Israël qu'un chef de gouvernement fait face à des accusations délictuelles au cours de sa mandature. (ats-afp)





 

 


...