Verdict contre l'ex-premier ministre malaisien attendu mardi (1MDB)

dimanche, 26.07.2020

L'ancien premier ministre Najib Razak et ses proches sont accusés d'avoir pillé le fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB), dans une fraude de plusieurs milliards de dollars.

Najib Razak. L'ex-premier ministre malaisien semble avoir des chances d'être blanchi lors de ce premier procès.

Un tribunal malaisien doit rendre son verdict mardi dans le procès pour corruption de l'ex-Premier ministre Najib Razak, 16 mois après le début des poursuites contre ce responsable pour son rôle dans le vaste scandale 1MDB.
Najib Razak et ses proches sont accusés d'avoir pillé le fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB), censé contribuer au développement économique de la Malaisie, dans une fraude de plusieurs milliards de dollars aux ramifications planétaires, dont certaines mènent aussi en Suisse.

Une partie des fonds détournés aurait financé "Le Loup de Wall Street"

Une partie des fonds détournés aurait ainsi servi à financer le film "Le Loup de Wall Street" avec Leonardo DiCaprio, tandis que la banque Goldman Sachs a été éclaboussée par l'affaire.
La colère des Malaisiens contre ce pillage a joué un grand rôle dans la défaite électorale surprise en 2018 de la coalition menée par Najib Razak, qui était au pouvoir depuis six décennies.
Des enquêtes ont alors été ouvertes contre le leader déchu par un nouveau gouvernement réformiste. Et Najib Razak a été arrêté, puis visé par plusieurs dizaines de chefs d'inculpation.
L'ex-Premier ministre est au centre de trois procès distincts liés au fonds 1MDB, et c'est le premier qui doit se conclure mardi devant la haute cour de Kuala Lumpur.
Ce procès porte sur le transfert de 42 millions de ringgits (9,9 millions de dollars) de SRC International, une entité du fonds, vers les comptes bancaires du responsable.
Il dément toute irrégularité et son avocat Muhammad Shafee Abdullah a indiqué à l'AFP à l'approche du verdict qu'il pensait avoir "une bonne défense".
Najib Razak, visé par quatre chefs d'accusation de corruption et trois de blanchiment, affirme qu'il ignorait tout des transferts d'argent.

Une simple victime de Jho Low?

La défense a présenté l'ex-Premier ministre comme une victime et désigné un financier malaisien, Low Taek Jho, comme le principal responsable et "cerveau" du pillage.
Aussi surnommé Jho Low, l'homme poursuivi en Malaisie et aux Etats-Unis, reste introuvable mais a protesté de son innocence via ses avocats. (AFP)





 

 


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