Le sommet Trump-Kim sous conditions

samedi, 10.03.2018

La dénucléarisation complète de la péninsule coréenne est la principale condition au sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un.

Les Etats-Unis et la Chine mettent sous pression le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. (Keystone)

Washington et Pékin ont conditionné vendredi soir la tenue du sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un. Pyongyang doit œuvrer à la réalisation de la promesse de dénucléarisation complète de la péninsule coréenne.

Dans la soirée, le président américain a fait savoir sur Twitter "qu'un accord avec la Corée du Nord est vraiment en préparation et ce sera, s'il est conclu, un très bon (accord) pour le monde".

Le président chinois Xi Jinping et son homologue américain "se sont engagés à maintenir la pression et les sanctions jusqu'à ce que la Corée du Nord prenne des décisions vers une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", a expliqué un peu plus tôt la Maison-Blanche dans son compte-rendu de l'échange téléphonique entre les deux dirigeants.

Etablie par le gouvernement américain à coup de très sévères sanctions économiques, la stratégie d'isolement de la Corée du Nord "fonctionne", avait déclaré plus tôt dans la journée le vice-président américain. Mike Pence a martelé que ces sanctions seraient maintenues "jusqu'à ce que la Corée du Nord prenne des mesures concrètes, permanentes et vérifiables pour mettre fin à son programme nucléaire".

Tillerson surpris

La rapidité avec laquelle M. Trump a accepté l'offre du dirigeant nord-coréen, faite jeudi par l'intermédiaire d'un haut responsable sud-coréen qui venait de rencontrer Kim Jong-un, a pris de court jusqu'au chef de sa diplomatie Rex Tillerson, en déplacement en Afrique.

"Maintenant, il faut s'accorder sur le minutage de leur première rencontre et cela prendra des semaines avant que tout soit réglé", a précisé M. Tillerson à Djibouti.

Aucun détail n'a filtré sur ce qui serait le premier sommet entre un président américain en exercice et un dirigeant de la Corée du Nord, menée d'une main de fer par la dynastie Kim depuis l'arrêt des hostilités sur la péninsule en 1953. La rencontre devrait avoir lieu "d'ici mai", selon Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la sécurité. Le lieu et les modalités restent à déterminer.

Seul allié de poids de Pyongyang mais tenu à la marge de cette annonce historique, Xi Jinping a salué des "intentions positives". Le président chinois a appelé les deux parties à s'abstenir "de toute action" pouvant "troubler la détente actuelle", selon l'agence Chine nouvelle. (ats)





 
 


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