Wall Street: nouveraux records pour le Dow Jones et le S&P 500

samedi, 16.09.2017

La Bourse de New York a relégué au second plan vendredi des indicateurs décevants et les tensions géopolitiques pour faire grimper à des records le Dow Jones Jones et le S&P 500, ce dernier franchissant pour la première fois la barre des 2.500 points.

Sur la semaine, le Dow Jones a progressé de 2,16%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a progressé de 0,29% à 22.268,34 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, est monté de 0,30% à 6.448,47 points.

L'indice élargi S&P 500 s'est apprécié de 0,18% ou 4,61 points, à 2.500,23 points.

Sur la semaine, le Dow Jones a progressé de 2,16%, enregistrant sa meilleure performance hebdomadaire de l'année.

Le Nasdaq a grimpé de 1,39% et le S&P 500 de 1,58%.

Le marché a ignoré vendredi une série de statistiques sans éclat sur l'économie américaine, en particulier le recul inattendu des ventes au détail en août.

"Ca me laisse perplexe", a commenté Chris Low de FTN Financial. "Je peux comprendre qu'on fasse peu de cas des chiffres d'août, affectés par l'ouragan Harvey, mais on a aussi révisé nettement à la baisse les chiffres de juin et juillet".

"Les investisseurs estiment peut-être que cela réduit les chances d'une remontée des taux d'intérêt" cette année, a-t-il avancé.

Le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) se réunit mardi et mercredi prochain. Les acteurs financiers n'anticipent pas un tour de vis immédiat mais ils seront à l'affût de toute indication sur une éventuelle remontée des taux en décembre.

Les autres indicateurs du jour n'étaient pas très engageants, entre le repli du moral des ménages en septembre ou la chute de la production industrielle en août.

Les investisseurs n'ont par ailleurs pas vraiment prêté attention au nouveau tir de missile lancé par Pyongyang ou à l'attentat dans le métro de Londres.

Ils "ont choisi de ne pas sur-réagir parce que d'une part il a été prouvé par le passé qu'il ne servait à rien de sur-réagir aux tests de missiles nord-coréens et que d'autre part l'attaque à Londres ne devrait pas avoir de conséquence importante sur l'économie ou les résultats d'entreprises", a justifié Patrick O'Hare de Briefing.

Oracle trébuche

Pour Karl Haeling de LBBW, "le simple fait que le marché ne soit pas redescendu après la séance particulièrement énergique de lundi est positif" pour les indices.

Dans ce contexte de "consolidation", "il y a une rotation solide d'un secteur à l'autre, ce qui permet au marché de rester fluide", a estimé Quincy Krosby de Prudential.

Sur le front des valeurs, Oracle a plongé de 7,67% à 48,74 dollars. Le groupe informatique spécialisé dans les logiciels et services aux entreprises a dégagé des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre de son exercice décalé mais ses prévisions ont déçu.

Alphabet, la maison-mère de Google, a cédé 0,51% à 935,29 dollars. Selon le Wall Street Journal, Alphabet pourrait investir un milliard de dollars dans l'entreprise de location de voitures avec chauffeur Lyft, concurrente d'Uber avec laquelle Google est en bisbilles.

L'agence de renseignement de crédit Equifax, récemment victime d'un piratage massif, a encore perdu du terrain (-3,81% à 92,98 dollars). Une sénatrice a proposé une loi accordant plus de contrôle aux clients sur leurs données personnelles.

Le marché obligataire évoluait en ordre dispersé: le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans progressait vers 20H30 GMT à 2,203%, contre 2,185% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans était stable à 2,767%. (awp)


 

 




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