Le pétrole ouvre en hausse à New York

mardi, 09.01.2018

En milieu d'après-midi, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février, la référence américaine, gagnait 42 cents et s'échangeait à 62,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

En milieu d'après-midi, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février, la référence américaine, gagnait 42 cents et s'échangeait à 62,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Le prix du pétrole new-yorkais montait mardi à l'ouverture, porté par l'anticipation d'une nouvelle baisse des stocks de brut aux Etats-Unis de nature à accentuer le rééquilibrage sur le marché mondial entre l'offre et la demande d'or noir.

Vers 14H10 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février, la référence américaine, gagnait 42 cents et s'échangeait à 62,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Les cours du brut sont montés mardi en début d'échanges asiatiques à de nouveaux sommets en séance depuis début mai 2015, à 62,56 dollars pour le WTI et à 68,29 dollars pour le Brent coté à Londres.

"Les investisseurs s'attendent à l'annonce (mercredi) d'une nouvelle diminution des stocks de brut aux Etats-Unis" après une chute de plus de 7 millions de baril la semaine dernière, a commenté Gene McGillian de Tradition Energy. "Cela alimente le sentiment que le marché, sur lequel l'offre dépassait encore récemment largement la demande, continue à se rééquilibrer", a-t-il expliqué.

La montée des cours reste toutefois un peu "surprenante" à ses yeux dans la mesure où la production américaine ne cesse d'augmenter et pourrait "dépasser les 10 millions de barils par jour dans les trois à six prochains mois".

Mais "tant qu'on verra les stocks américains fondre et l'Opep respecter ses engagements, le marché estime que le baril peut encore se renchérir", a ajouté M. McGillian.
Depuis fin 2016, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres pays producteurs d'or noir, dont la Russie, se sont fixés des objectifs de production pour diminuer les réserves mondiales et faire remonter les prix. L'accord a été renouvelé en novembre jusqu'à fin 2018.

Les opérateurs de marché sont d'autant plus "convaincus que le marché se resserre" que l'Opep semble prête à accepter les interruptions de production au Venezuela, membre du cartel frappé par une crise économique hors de contrôle, afin de l'aider à concrétiser son objectif de rééquilibrage du marché, ont souligné les analystes de Commerzbank.
Les investisseurs scrutaient toujours l'Iran, où, du 28 décembre au 1er janvier, des manifestations accompagnées de violences ont eu lieu dans des dizaines de villes du pays pour protester contre le coût de la vie et le pouvoir, faisant 21 morts.

Les Etats-Unis doivent par ailleurs décider d'ici vendredi s'ils acceptent de renouveler la suspension des sanctions américaines contre le programme nucléaire de l'Iran.(awp)


 

 



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