Les marchés se reprennent sensiblement

lundi, 12.02.2018

Actions. Après un recul plus de 5,5% la semaine dernière, les indices SMI et SPI ont débuté en nette hausse lundi. La crainte de l’inflation demeure.

Philippe Rey

Les indices SMI et SPI ont débuté en nette hausse lundi.

Les marchés actions européens ont bien commencé la semaine actuelle, avec des gains de 1,5% à 2% lundi matin, dans la foulée de la clôture de Wall Street vendredi. On note en particulier les bonnes dispositions des valeurs de l’indice SMI, à l’unisson, et un plus additionnel s’agissant de Lonza Group, ABB (qui a chuté de 11,6% la semaine passée), Zurich insurance Group et de Swatch Group. De même, largement malmenée depuis l’annonce d’un nouveau profit warning fin janvier, l’action Aryzta (-12,3% la semaine dernière), au sein de l’indice SLI,  a rebondi de plus de 2% lundi matin, avant de fléchir un peu.

Les prévisions macroéconomiques demeurent généralement favorables, bien que la Grande-Bretagne montre des signes de faiblesse (production industrielle) ; ce qui plaide en faveur d’une poursuite de la progression des bénéfices des entreprises. En même temps demeure la question concomitante d’une résurgence de l’inflation et d’une remontée des taux d’intérêt. Avec le risque latent d’un dérapage.

La moindre crainte à ce sujet est susceptible de provoquer des fortes variations des cours boursiers. Ce que reflètent d’ailleurs les indices de volatilité, dont l’indice VSM pour le marché suisse. Le sentiment des investisseurs a été fragilisé ces dernières semaines et reste instable. Aussi faut-il s’attendre à une poursuite de la volatilité, au gré des nouvelles économiques et du comportement des banques centrales, dont bien sûr la Réserve fédérale américaine (Fed).

Régression vers la moyenne

Le SMI a reculé de 5,8% la semaine dernière, après avoir atteint un nouveau record en janvier dernier (ceci expliquant en partie cela). Sur un plan technique, on observe que la tendance haussière à moyen terme du SMI a été cassée, selon les analystes de ZKB. Au vrai, la correction que l’on vit actuellement est nécessaire. Compte tenu de plusieurs années précédentes exceptionnelles de hausse et du fait que certaines actions se négocient à un multiple toujours de l’ordre de 25 à 30 fois les bénéfices et les cash-flows, voire davantage.

Les actions suisses ont réalisé une performance annualisée en termes réels proche de 11,5% de 2013 à fin 2017 (dont un peu plus de 18% en 2017), d’après Banque Pictet & Cie SA. De 1926 à 2017, le rendement annualisé réel des actions a atteint 5,7% (contre 2,3% pour les obligations libellées en francs suisses). Un recul des indices suisses en considération de cela paraît plausible en 2018.





 

 
 



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