La rénovation du secteur privé au Japon se poursuit

jeudi, 10.01.2019

Les révisions au Code de gouvernance d’entreprise sont de bon augure pour mieux rémunérer les actionnaires.

Seung Kwak*

Les révisions apportées au Code de gouvernance d’entreprise du Japon sont de bon augure pour l’amélioration de la rémunération des actionnaires. L’amélioration de la rémunération des actionnaires et l’utilisation plus rationnelle du capital peuvent révéler des opportunités cachées, et créer un cycle vertueux dans les marchés boursiers et l’économie japonaise. Le Premier ministre Shinzo Abe maintiendra ses politiques tant qu’il sera en poste, à savoir jusqu’en 2021. L’un de ses principaux objectifs est le maintien du taux de croissance du PIB nominal, qui a été favorable ces dernières années, afin de permettre au pays de sortir du déficit budgétaire et d’améliorer son niveau de vie.

Sur le front de la gouvernance, il reste beaucoup à faire pour moderniser le secteur privé, même si des progrès notables ont été réalisés. En mars 2018, la bourse de Tokyo a révisé le code de gouvernance des entreprises et quelques mois plus tard, l’autorité de tutelle financière a consolidé celui des investisseurs institutionnels. Ces textes sont désormais plus contraignants et les améliorations semblent auto-entretenues.

 Les fonds de pension publics exigent également plus de responsabilités de la part des gérants d’actifs, ce qui incite ces derniers à améliorer le dialogue avec les investisseurs et à mettre l’accent sur les résultats. Le fonds de pension public japonais, le plus vaste au monde, utilise son influence pour favoriser l’adoption de bonnes pratiques. De plus, les entreprises sont incitées à accroître leurs dividendes et leurs rachats d’actions, ce qui devrait contribuer à doper la rémunération des actionnaires.

Des dialogues pour arriver à une bonne gouvernance

Des échanges réguliers sont essentiels pour favoriser une bonne gouvernance. Le Japon a fait des progrès et se détourne du système de Kansayaku, en vertu duquel les commissaires aux comptes sont payés par les sociétés, ce qui fait d’eux des employés. Les avancées réalisées au sein des Conseils d’administration sont positives.

Identifier les sociétés en cours de régénération

Quant aux actions japonaises, il faut identifier les sociétés en cours de régénération. Les versions révisées des codes japonais de gouvernance des entreprises et des investisseurs institutionnels sont plus contraignantes et les améliorations semblent désormais auto-entretenues.

Outre les pressions supplémentaires exercées par les fonds de pension publics pour que les entreprises améliorent leurs pratiques de gouvernance, ces mesures pourraient contribuer à stimuler la rémunération des actionnaires.

*Gérant de portefeuille chez Capital Group





 
 
 

AGEFI

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