Des signes de reprise économique en Chine

lundi, 15.04.2019

Le premier ministre chinois Li Keqiang prévoit une croissance comprise entre 6 et 6,5% pour 2019.

Jean-Paul Jeckelmann*

Jean-Paul Jeckelmann

L’environnement reste favorable pour les actifs à risque, portés par le discours accommodant des banques centrales. Il y a aussi l’espoir d’une ­reprise de la conjoncture économique chinoise, les mesures de soutien, en particulier pour stimuler la consommation, commençant à produire leurs effets. Le premier ministre chinois Li Keqiang prévoit une croissance comprise entre 6 et 6,5% pour 2019. 

Le FMI a certes révisé en baisse de 0,2% ses projections de croissance mondiale pour cette année, mais l’amélioration perceptible des statistiques économiques récentes a entraîné un rebond des rendements obligataires à long terme, le Bund à 10 ans revenant vers 0% et les Treasuries américains à 2,50%, bénéfique pour les valeurs du secteur financier.

Les bons résultats publiés vendredi par JP Morgan, première banque américaines en termes d’actifs, ont donné une impulsion positive aux marchés. Il y aura nombre de publications de résultats d’entreprises américaines cette semaine, avec notamment Goldman Sachs et Citi Group ce lundi suivis de Bankamerica ainsi que IBM et Netfix pour le secteur technologique. Pour intégrer le ralentissement économique généralisé au niveau mondial, les analystes ont déjà révisé en baisse les perspectives bénéficiaires, ce qui limite le risque de déception. Ainsi, pour ce premier trimestre 2019 un déclin de 3,9% des bénéfices est anticipé pour l’indice S&P500. Les exportations chinoises, qui avaient chuté en février, ont fortement rebondi avec une progression de 14,2% sur un an en mars, ce qui a rassuré. Par contre les importations se sont contractées de 7,6%. Les négociations entre les Etats-Unis et la Chine semblent bien se dérouler, Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré avoir espoir de se rapprocher de l’ultime cycle de discussions. Mais la hausse du déficit commercial bilatéral américain à 62,5 milliards sur le premier trimestre témoigne que l’on se situe encore loin d’un équilibre. 

En zone euro, la production industrielle semble en passe de se stabiliser, avec une baisse limitée à  -0.2%. Comme attendu, la BCE a confirmé que les taux directeurs resteront à -0,4% au moins jusqu’à la fin 2019. M. Draghi a indiqué que la banque centrale réfléchissait à des mesures afin de limiter l’effet des taux négatifs sur la profitabilité des banques. La charge des taux $ -0.4% représente environ 8 milliards d’intérêts versés chaque année à la BCE. En Allemagne, la fédération des banques privées a demandé de trouver au plus vite une solution. 

Cette semaine l’attention devrait se porter sur les chiffres du PIB chinois pour le premier trimestre 2019 qui seront publiés ce mercredi. Le consensus s’attend à une croissance de 6,3% sur un an. La progression de la production industrielle et des ventes au détail en mars capteront également l’attention des investisseurs.

* Directeur des investissements de la Banque Bonhôte & Cie





 
 
 

AGEFI

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