La pression des néo-banques sur les banques traditionnelles s'accentue

mardi, 05.11.2019

UBS et PostFinance conservent leur 1ère et 2e place du classement de Colombus Consulting consacré à la digitalisation de le secteur de détail en Suisse. La fintech Revolut complète le podium reléguant Crédit Suisse au 4e rang.

SG

Revolut propose désormais un paiement sans contact sur mobile.

L'arrivée de la néo-banque Revolut sur le marché suisse en 2018 et celle cette année de la banque mobile allemande N26 bousculent le secteur de la banque de détail en Suisse.

La fintech britannique Revolut prend cette année le 3e rang du classement de Colombus Consulting consacré à la digitalisation derrière UBS et Postfinance, mais devant Credit Suisse. Le classement a été réalisé sur un panel de plus de 25 banques sur la base de 30 indicateurs (web, mobile, marketing, social).

Si PostFinance a amélioré et simplifié son application mobile, Revolut propose désormais un paiement sans contact sur mobile. "La percée des acteurs de la fintech (Revolut et N26 en tête) est toujours plus forte, seules les grandes banques ont la capacité de suivre les attentes des clients. Néanmoins, des banques de taille intermédiaire (les banques cantonales notamment) présentent de bonnes pratiques (application mobile, réseaux sociaux), ce qui démontre leur capacité à proposer des services et une expérience pour une clientèle moins ‘digital native’", note Jean Meneveau, directeur associé au sein de Colombus Consulting, une société présente en France et en Suisse avec près de 200 consultants.

L'étude montre que les banques traditionnelles ont perdu leur hégémonie sur le digital, mais résistent très bien sur l'ensemble des domaines. Quant aux banques suisses purement digitales, telles que Swissquote, Neon et Banque Cler, "elles ont visiblement été dépassées, mais semblent tout de même réagir, puisque certains acteurs comme Swissquote progressent plus vite que le marché, et continuent aussi à se différencier sur leur offre", explique Jean Meneveau.

Les banques de taille intermédiaire, comme certaines banques cantonales affiche les progressions les plus fortes sur le mobile et les réseaux sociaux, ce qui leur permet de rester dans la course à l’innovation et à l’expérience clients face aux néo-banques. Ces banques se focalisent davantage sur une expérience mixte entre digital et agences de proximité, ce qui restent leur point fort.





 
 
 
 

AGEFI

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