Les sociétés suisses sont très rarement dirigées par des femmes

mercredi, 08.01.2020

Sur les 50 entreprises suisses analysées par le chasseur de tête Heidrick & Struggles, seulement une est dirigée par une femme.

Dans le monde, seule une entreprise sur vingt est dirigée par une femme (5%). (Pixabay)

Les femmes restent sous-représentées dans les hautes sphères de l'économie. Sur les 50 entreprises suisses analysées par le chasseur de tête Heidrick & Struggles, seulement une est dirigée par une femme, indique l'entreprise mercredi dans une étude.

Le cabinet a analysé les données de 900 entreprises dans 16 pays en 2019. En Suisse, les cinquante entreprises analysées sont les plus grandes par leur capitalisation boursière.

Comme en 2018, la Suisse fait figure de mauvaise élève en comparaison internationale en ce qui concerne l'accès des femmes aux postes de directrices. Le pays parvient quand même à faire mieux que la Chine (1%) et se hisse à l'avant-dernière place, à égalité avec l'Allemagne.

Selon les auteurs de l'étude, cette sous-représentation est liée au fait que les femmes sont plus soutenues dans les autres pays.

Même si la situation est meilleure à l'étranger, elles restent rares dans les hautes sphères de l'économie. Dans le monde, seule une entreprise sur vingt est dirigée par une femme (5%). La Norvège se classe en première position (16%). Le pays a fait figure de pionnier en instaurant des quotas de genre dès 2003.

La Belgique (10%), la France et les Etats-Unis (chacun 8%) sont également plus favorables aux femmes.

Si les femmes peinent à gravir les échelons, la Suisse se montre ouverte aux directeurs étrangers. Aucun autre pays que la Suisse ne compte autant de directeurs étrangers, qui sont à la tête de 46% des sociétés analysées, contre 52% l'année précédente.

Parmi les entreprises analysées, 80% sont dirigées par un ou une responsable du même pays où se trouve la société. Les Etats-Unis (7%) et la Chine (1%) sont les pays où les entreprises sont le moins souvent dirigées par un étranger.

Cette grande ouverture à l'international est liée aux activités tournées vers l'étranger de nombreuses entreprises suisses, estime Heidrick & Struggles.

L'âge moyen du directeur d'entreprise suisse est de 54 ans, soit légèrement plus jeune qu'à l'étranger (56 ans) mais 18% sont âgés de moins de 50 ans. Au moment de sa nomination, qui intervient en moyenne après quatorze ans dans l'entreprise, il est âgé de 50 ans. Il reste en moyenne quatre ans à son poste. (awp)





 
 
 
 

AGEFI

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