Samsung critiqué en Chine pour ses références à Taïwan et Hong Kong

mercredi, 14.08.2019

Sur le site internet de Samsung, Hong Kong et Taïwan ont droit à leur lien spécifique, séparé de celui de la Chine continentale. Intolérable au goût de certains internautes, qui y voient une atteinte à l'unité de la Chine.

Samsung offre sur son site internet le choix aux utilisateurs de cliquer sur le nom de l'endroit où ils vivent.(Keystone)

Samsung était sous le feu des critiques mercredi en Chine pour son site internet accusé de présenter Hong Kong et Taïwan comme des Etats indépendants, le numéro un mondial du smartphone essuyant à son tour l'ire des milieux nationalistes.

Le géant sud-coréen, qui reste devant le chinois Huawei au classement mondial du téléphone portable, offre sur son site internet le choix aux utilisateurs de cliquer sur le nom de l'endroit où ils vivent.

Hong Kong et Taïwan ont droit à leur lien spécifique, séparé de celui de la Chine continentale. Intolérable au goût de certains internautes, qui y voient une atteinte à l'unité de la Chine - Hong Kong est un territoire autonome battant sa propre monnaie et Pékin revendique sa souveraineté sur Taïwan, même si l'île est gouvernée séparément du Continent depuis 70 ans.

Peu importe que la liste du site de Samsung présente des pays indépendants, mais aussi d'autres entités non souveraines comme les îles françaises de la Réunion et de Mayotte ou encore celle américaine de Porto Rico.

Outré, le chanteur Zhang Yixing, mieux connu sous le nom de "Lay" en tant que membre chinois d'EXO, un groupe de K-pop, a décidé de rompre sa coopération avec Samsung, qu'il a accusé de "heurter les sentiments des Chinois".

Le mot-dièse "#ZhangYixing jette Samsung#" a été vu pas moins de 840 millions de fois 20 heures après sa mise en ligne sur le réseau social Weibo, le "Twitter" chinois.
Sollicité par l'AFP, Samsung n'a pas voulu commenter la controverse.

La polémique survient quelques jours après une affaire très similaire qui a pris pour cible les marques de mode Givenchy, Coach et Versace, accusées d'avoir vendu des t-shirts suggérant l'indépendance de Taïwan et de Hong Kong.

Les marques ont dû présenter des excuses publiques mais ont perdu au passage leurs "ambassadeurs" chinois, des vedettes du cinéma, de la mode ou de la chanson.
Quant au joaillier autrichien Swarovski, il a dû présenter des excuses mardi pour avoir classé Hong Kong en tant que pays sur son site internet.

La question du statut de l'ancienne colonie britannique est ultra-sensible après deux mois de manifestations pour la démocratie dans les rues de la ville.(awp)





 
 
 
 

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