Rechercher un emploi, un état permanent selon JobCloud

mercredi, 09.10.2019

Selon la dernière étude de JobCloud, il est aujourd’hui courant d’être constamment en recherche d’emploi, que ce soit de façon active ou passive.

MH

Les personnes en recherche d’emploi active utilisent toujours plus de sources d’information différentes simultanément. (Keystone)

«Peut-être vais-je trouver mieux ?»: c’est ce que semblent se dire de nombreux employés. En effet, il est aujourd’hui courant d’être constamment en recherche d’emploi, que ce soit de façon active ou passive. C’est ce que montrent les résultats de la nouvelle étude sur le marché de l’emploi menée par JobCloud en collaboration avec l’institut LINK.

Les personnes qui n’entreprennent aucune démarche que ce soit active ou passive pour chercher un emploi sont toujours moins nombreuses depuis plusieurs années: si elles étaient encore 44 % en 2010, elles ne sont plus que 39 % à ne pas chercher en 2019.

En parallèle, toutes les activités en lien avec la recherche d’emploi gagnent du terrain.

Cette année, 28 % des sondés se disent ouverts à un nouveau défi sans en chercher activement (contre 20 % en 2010). Selon l’enquête de cette année, 19 % d’entre eux ont postulé au moins une fois, contre 15 % en 2010.

Expansion des plateformes d'emploi 

Quant aux personnes en recherche d’emploi active, elles utilisent toujours plus de sources d’information différentes simultanément. Si, en 2008, seules quatre plateformes d’emploi étaient utilisées en moyenne, on en utilise aujourd’hui 6,5, ce qui s’explique notamment par le fait que l’offre n’a cessé de croître au cours des dix dernières années.

Grâce à la forte expansion des plateformes d’emploi numériques, comme jobup.ch et jobs.ch, un public-cible plus large peut accéder toujours plus facilement aux postes à pourvoir. Par ailleurs, les plateformes en ligne restent le premier canal utilisé pour la recherche d’emploi.

L’argent comme motivation de départ

Nul besoin d’être insatisfait par son travail pour garder l’œil ouvert. D’après les résultats de l’étude, les personnes changeant de job cherchent avant tout à gagner plus. C’est du moins ce que disent 44 % des sondés. Le désir d’un changement profond dans sa vie professionnelle est également un facteur de motivation important (42 %).

Toutefois, si l’argent constitue l’un des principaux facteurs de motivation pour changer de job, il ne constitue pas un motif pour rester. Les personnes n’étant en recherche d’emploi ni de façon active ni de façon passive le justifient non pas par la hauteur de leur salaire mais par leur bonne relation avec leurs collègues : un fait qui concerne 91 % des sondés. Deux autres facteurs particulièrement importants pour les employés sont l’intérêt pour les tâches confiées et la satisfaction vis-à-vis du lieu de travail (88 %).

Le sondage a été mené via des entretiens en ligne. Les sondés sont des personnes âgées de 16 à 60 ans, non retraitées, résidant en Suisse romande ou en Suisse allemande et parlant la langue régionale. En tout, 2’556 personnes ont été interrogées, parmi lesquelles 1’357 sont des chercheurs d’emploi actifs ou passifs et 1’199 des personnes ne cherchant pas d’emploi.

Le questionnaire a été élaboré par l’institut de sondage LINK en collaboration avec JobCloud. L’enquête a été réalisée fin avril/début mai 2019.

 

 





 
 
 
 

AGEFI

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