La député américaine Maxine Waters satisfaite des discussions autour de Libra

lundi, 26.08.2019

Maxine Waters a salué les échanges avec les autorités helvétiques autour du projet de monnaie virtuelle Libra de Facebook.

La Suisse est une étape de la tournée en Europe et au Moyen-Orient entamée par une délégation sous la houlette de Maxine Waters afin de mieux cerner les contours du projet Libra. (Keystone)

La députée américaine Maxine Waters, présidente du Comité des services financiers de la Chambre des représentants, est repartie dimanche de Suisse satisfaite de sa rencontre avec les autorités locales autour du projet de monnaie virtuelle Libra du géant des réseaux sociaux Facebook, qui devrait être basé à Genève.

"Nos discussions avec les représentants du Secrétariat d'Etat aux questions financières internationales (SIF), du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT), de l'Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) et des législateurs suisses nous ont aidés à saisir le statut, la complexité et l'importance des projets de Facebook", a indiqué l'élue démocrate dans un communiqué.

La Suisse est une étape de la tournée en Europe et au Moyen-Orient entamée par une délégation sous la houlette de Maxine Waters afin de mieux cerner les contours du projet de monnaie virtuelle du colosse de Menlo Park en collaboration avec près d'une trentaine de partenaires de renom.

Doutes toujours présents

"Si j'apprécie le temps pris par les représentants du gouvernement suisse pour nous rencontrer, mes inquiétudes demeurent à l'idée d'autoriser une grande entreprise technologique à crééer une devise globale alternative contrôlée par des intérêts privés", a affirmé la députée de Californie, qui entend poursuivre son examen, notamment du risque de blanchiment et "d'autre problématiques sous la juridiction du comité".

En juillet, David Marcus, qui dirige la filiale Calibra de Facebook et pilote le projet, a déclaré devant la Commission bancaire du Sénat américain vouloir s'en remettre aux autorités suisses et accessoirement américaines pour encadrer et superviser l'initiative Libra.

Le même mois, Maxine Waters et d'autre membres démocrates du comité ont adressé une lettre au fondateur, président et patron de Facebook, Mark Zuckerberg, sa directrice des opérations (COO) Sheryl Sandberg et M. Marcus demandant un moratoire immédiat dans la mise en oeuvre du projet, "jusqu'à ce que le Congrès établisse un cadre légal approprié".

Basée sur la technologie blockchain à l'image de la cryptodevise bitcoin, la libra s'en distingue cependant au niveau de son accès et de sa transparence. En outre, la future monnaie de Facebook sera adossée à un panier de devises, parmi lesquelles le dollar et l'euro, ce qui devrait permettre d'en limiter la volatilité. Son lancement est prévu en 2020. (awp)





 
 
 
 

AGEFI

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