Le pétrole repart à la hausse à New York

lundi, 16.05.2016

Les cours du pétrole ont ouvert en nette hausse lundi à New York, retrouvant leur pente ascendante à la faveur d'inquiétudes du côté de l'offre mondiale et d'un petit recul du dollar.

Les prix du pétrole bénéficiaient lundi notamment de perturbations dans la production au Nigeria et d'un regain d'optimisme sur la demande

Les prix du pétrole bénéficiaient lundi notamment de perturbations dans la production au Nigeria et d'un regain d'optimisme sur la demande. (Reuters)

Vers 13H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin gagnait 1,23 dollar à 47,44 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau qu'on n'avait plus vu depuis six mois.

"Le dollar est en petite baisse, cela aide toujours", a déclaré Mike Dragosits, chez TD Securities, et plus généralement, "nous sommes dans un marché haussier, où on s'inquiète pour l'inquiétude depuis pas mal de temps" avec une série d'incidents dans des pays producteurs, en particulier ces derniers temps le Canada et le Nigeria.

Plus généralement, les investisseurs "sont en train de réévaluer la situation de surproduction" qui plombe les cours depuis deux ans, a dit M. Dragosits.

Les prix du pétrole bénéficiaient lundi notamment de perturbations dans la production au Nigeria et d'un regain d'optimisme sur la demande, relevait Brenda Kelly, analyste chez London Capital Group.

Les analystes de Barclays estimaient que le retour rapide de l'Iran sur le marché était désormais pleinement intégré par le marché, qui du coup devenait plus réactif à des événements plus ponctuels comme les récents incendies dans la région des sables bitumineux canadiens, ou les incidents à répétition dans la région du golfe de Guinée.
"Ces perturbations imprévues viennent amortir l'effet de la reprise rapide des exportations iraniennes", écrivaient les analystes de Barclays.

En outre, le mouvement d'appréciation des cours est alimenté depuis la semaine dernière par une série de rapports mensuels de grands organismes, dont le département américain de l'Énergie (DoE) et l'Agence internationale de l'Énergie (AIE), qui s'est montrée particulièrement optimiste sur un rééquilibrage du marché d'ici la fin de l'année.
Vendredi, l'Opep avait estimé qu'en raison de "signes convergents de baisses de production des pays hors Opep", le marché devrait se retourner et se trouver en déficit net de l'offre par rapport à la demande en 2017.

Du côté américain, M. Dragosits a souligné qu'"on entre dans une période où on devrait voir une baisse des stocks de brut, un peu plus tôt que d'habitude" au vu des chiffres publiés la semaine dernière par le ministère de l'Energie, faisant étant d'un premier déclin inattendu.

Traditionnellement à la fin du printemps et au début de l'été les raffineries américaines consomment beaucoup de brut pour produire l'essence utilisée pour les déplacements en voiture.

Enfin, la production américaine poursuit son déclin, et semble partie pour continuer dans cette voie après l'annonce vendredi d'un nouveau déclin hebdomadaire du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, désormais inférieur de 80% à ce qu'il était fin 2014. (awp)





 
 
 
 

AGEFI

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