Le Brexit pourrait coûter 5900 CHF de revenus par foyer et par an

lundi, 18.04.2016

Le Trésor britannique a mis en garde lundi contre le coût économique d'un éventuel "Brexit" pour le Royaume-Uni.

George Osborne le ministre des Finances. (Reuters)

Le rapport du Trésor britannique sur le coût économique d'un éventuel "Brexit" a suscité un torrent de critiques chez les eurosceptiques. 

A près de deux mois du référendum sur le maintien ou non du pays dans l'UE, le ministre des Finances, George Osborne, a présenté les conclusions d'une volumineuse analyse réalisée par le Trésor sur les coûts et avantages de l'adhésion au bloc européen.

A court terme, quitter l'UE entraînerait un "choc économique violent" et, à plus longue échéance, en sortir amputerait chaque foyer britannique d'environ 4.300 livres de revenus par an (5.400 euros), a affirmé M. Osborne, farouche partisan du maintien britannique au sein des 28.

"La conclusion est claire: pour l'économie britannique et les familles, quitter l'UE équivaudrait à s'automutiler (...) Quitter l'UE, et le Royaume-Uni serait appauvri pour toujours", a prévenu le chancelier de l'Échiquier.

Si les Britanniques optaient pour le Brexit le 23 juin, une période d'intenses négociations s'ouvrirait entre Londres et Bruxelles pour définir les contours de leurs nouvelles relations dans les domaines de l'économie, du commerce, et de la circulation des personnes.

Mais, citant les conclusions de son administration, M. Osborne a d'ores et déjà prévenu qu'espérer conclure un accord plus favorable qu'aujourd'hui relevait du "pur fantasme".

Facture de 36 milliards de livres

Les experts du Trésor ont estimé en effet que chacun des trois principaux scénarios de renégociation entraînerait des conséquences économiques néfastes d'ici à 2030.

Le PIB britannique serait ainsi inférieur d'environ 4% à celui qu'il atteindrait si Londres restait dans le giron de Bruxelles dans le cas d'un accord de libre-échange avec l'UE similaire à celui conclu par la Norvège (intégration du Royaume-Uni dans l'Espace économique européen mais soumission de Londres aux régulations européennes).

Ce produit intérieur brut serait même de 7,5% plus bas si le Royaume-Uni se contentait d'appliquer vis-à-vis de l'UE les règles de base de l'Organisation mondiale du commerce. M. Osborne a toutefois mis en avant un troisième scénario, jugé le plus plausible en cas de "Brexit", qui verrait Londres conclure avec Bruxelles un accord de libre-échange complet proche de celui tout juste négocié par le Canada, avec un PIB moindre de 6% dans cette hypothèse.

Le Trésor a évalué à pas moins de 36 milliards de livres de recettes fiscales (45 milliards d'euros) la facture de cette moins bonne forme économique.







 
 
 
 

AGEFI

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