EPFL: la start-up Creal rapproche le virtuel du réel

mardi, 24.03.2020

La technologie développée par Creal permet de voir le virtuel avec les mêmes subtilités de nuances et de profondeurs que le monde réel. Les prototypes de la start-up de l'EPFL suscitent l’intérêt de grands groupes industriels.

SG

La start-up espère pouvoir insérer sa technologie dans des lunettes de réalité augmentée d’ici fin 2021. @Alain Herzog

L’image de réalité virtuelle ou augmentée parfaite reproduit rayon par rayon l’objet et les conditions lumineuses du réel. Grâce à sa technologie disruptive, Creal, une start-up de l’EPFL, s’en approche et suscite un vif intérêt dans le domaine.

Au lieu de superposer deux images plates et créer une imitation stéréoscopique de l’effet 3D, son dispositif projette les éléments à la manière d’un hologramme et offre une lumière multidirectionnelle très similaire à celle produite dans des conditions naturelles, ce qui permet de résoudre l'inconfort visuel généré par les casques de réalité virtuelle. 

«Notre technologie «light field» permet un rendu plus réel que n’importe quel autre système, souligne le fondateur de la start-up, Tomas Sluka. Il supporte des centaines de champs de profondeurs, de zéro à l’infini, avec une distribution graduelle (plus de champs vers l’œil et moins plus loin).» Il est même possible d’obtenir des points de focalisation qui permettent aux porteurs de lunettes médicales d’utiliser le système sans les mettre.

Les prototypes fonctionnels sont pour l’instant encore relativement encombrants et quelques défis technologiques doivent encore être relevés, mais Tomas Sluka, compte bien pouvoir l’insérer dans des lunettes de réalité augmentée d’ici fin 2021. 

La start-up vient d’ailleurs d’embaucher 14 personnes et peut désormais passer à la vitesse supérieure grâce aux 7,3 millions de francs obtenus fin 2019. Cette somme comprend une levée de fonds de 4,3 millions, à laquelle s’ajoutent une sélection parmi les European deep tech champions du Conseil européen de la recherche (2.5 millions) et un prêt de la Fondation pour l'innovation technologique de 500'000 francs





 
 
 
 

AGEFI

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