Comment les fleuristes se préparent à la réouverture

mercredi, 22.04.2020

Dès lundi, les magasins de fleurs pourront rouvrir en Suisse. Quels sont les défis de cette reprise? PearlFleuriste et Fleuriste de Carouge témoignent.

Marine Humbert

Sophie Gétaz-Jousson a installé un self-service de plantes devant son magasin Fleuriste de Carouge, en cette période de coronavirus.

A la tête de PearlFleuriste, Bruno Morand se réjouit de la réouverture de ses deux boutiques genevoises, pour pouvoir compenser les pertes financières causées par l’épidémie du coronavirus. "Nous avons mis quasiment toute notre équipe de collaborateurs au chômage partiel et estimons les pertes à 40% pour nos deux boutiques à Plainpalais et dans le quartier des Eaux-Vives", déplore le fleuriste, dont l'activité s'est donc rapidement concentrée sur les livraisons à domicile.

Lundi, il faudra réguler le nombre de personnes entrant dans la boutique, au moyen notamment d’un affichage spécifique disposé à l’entrée des magasins. Du désinfectant sera également à disposition pour les clients. "Les frais pour mettre en place ces mesures sont insignifiants, c'est surtout très contraignant en terme d'organisation. Il faudra être attentif à plein de choses, et s'adapter aux sensibilités de chacun. Autant pour le personnel que pour les clients".

Malgré cette réouverture réjouissante, Bruno Morand s’inquiète du sort des abonnements floraux hebdomadaires à destination des grandes entreprises, qui constituent une grande partie de son chiffre d’affaires. "Avec le télétravail et l’économie à l’arrêt, les entreprises en question sont désertées. Nous avons du stopper la quasi-totalité de nos livraisons". Il en va de même pour le domaine de l’évènementiel, y compris les mariages, où la perte est totale.

Ventes depuis la porte

Restées closes depuis le 17 mars dernier, les portes du Fleuriste de Carouge s’apprêtent elles aussi à rouvrir dès lundi. "Toutefois, pas sûre que les clients puissent rentrer dans le magasin", explique la propriétaire de l’arcade genevoise Sophie Gétaz-Jousson. "Il est possible que l’on réfléchisse à une nouvelle organisation en effectuant les ventes depuis la porte du magasin. Nous sommes inquiets de tomber nous-mêmes malades à cause de cette nouvelle proximité et devoir fermer à nouveau notre magasin".  

Par mesure de précaution, la fleuriste mettra donc en place une signalisation pour indiquer où le client peut aller et quelle distance il doit respecter. Des adaptations que la propriétaire juge peu coûteuses.

La réouverture de lundi n’est pas le premier challenge auquel est confrontée Sophie Gétaz-Jousson. Pour pallier à la crise du coronavirus, il a vite fallu trouver un plan B afin de maintenir une rentrée de liquidités. La fleuriste genevoise a mise en place des livraisons à domicile, qui représentent aujourd’hui la quasi-totalité des ventes, ainsi qu’un self-service de plantes devant sa devanture. Elle est également présente sur la plateforme DireQt, de qoqa.ch, qui soutient les commerçants pendant cette période particulière.

>> Lire aussi: Le fleuriste de Saint-Georges redoute la réouverture





 
 
 
 

AGEFI

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