Managers égocentriques: bonne nouvelle, certains peuvent être soignés!

mardi, 15.10.2019

Nathalie Brodard*

Nathalie Brodard

Vous l’avez certainement croisé, star des stars, ce baron, qui d’un jour à l’autre devient manager. Excellent dans son  activité, il a envie d’autre chose. Par peur de perdre sa star, l’employeur va alors aller dans sa direction. Le baron devient un manager capricieux, un petit chef autoritaire, sans empathie pour ses subordonnés, sans égards pour ses pairs. Les critiques fusent: «il ne passe plus les portes, sa tête a trop enflé». Dès lors, il avance de maladresse en maladresse. Et ce, sous le regard consterné de son entourage.

L’exemple caricaturé se produit parfois lorsque la promotion dans l’entreprise est perçue comme une récompense que l’on porte fièrement au revers de son blouson. 

En effet, le passage d’un statut d’employé à celui de «Manager» ne s’improvise pas et doit correspondre à un besoin réel de l’entreprise. Quelle valeur la nomination de cette personne va-t-elle apporter à l’entreprise de demain?

Que le promu se retrouve sans formation préalable à la tête d’une équipe a de quoi donner le vertige. Surinvestir un nouveau statut est souvent le signe d’un manque profond de confiance. Et qui blâmer? L’employé promu ou ses chefs qui ne l’ont pas préparé, soutenu, accompagné correctement? Poser la question, c’est y répondre.

Aucun leader digne de ce nom ne pourrait prétendre à conduire une équipe vers la réussite en faisant preuve d’arrogance et de mépris vis-à-vis des autres. Les conséquences peuvent être dévastatrices sur le long terme - perte de talents - risque de réputation, etc… Fort de ce constat, il convient aux entreprises de créer un environnement où la culture d’entreprise doit diffuser un sentiment de confiance qui permettra d’encourager le manager à être tourné vers les autres, plus authentique et intègre et humble dans les échanges.

L’humilité: un remède contre le mauvais leadership?

L’humilité est un sujet relativement nouveau dans le contexte du leadership. Un leader humble inspire la collaboration et suscite le respect des membres de son équipe. Ils créent également un environnement de travail d’un niveau de satisfaction et productivité plus élevé. Lorsqu’un manager sait s’en servir avec sincérité, il génère l’adhésion du groupe. Il insuffle aussi de la créativité, de l’initiative personnelle, de l’envie, de l’audace parfois. Des terreaux sains où les erreurs sont perçues comme des éléments d’apprentissage et non pas de punition… Bref, un leader qui sait faire preuve d’humilité dans son leadership aura beaucoup plus d’impact auprès de ses effectifs et du business. L’humilité, si elle est constamment recherchée et polie avec prudence au fil du temps, constitue une force puissante qui  aidera à atteindre, mais surtout à maintenir le succès. 

Sincèrement, qui a envie de travailler pour un dictateur, sans cœur? Les dirigeants humbles font preuve d’une certaine vulnérabilité, ce qui les rend plus accessibles. De tels dirigeants sont disposés à écouter les opinions divergentes et sont ouverts à d’autres points de vue. Le plus souvent, humilité et intelligence émotionnelle vont de pair. 

La bonne nouvelle est que même les leaders les plus arrogants peuvent accroître leur efficacité en faisant preuve d’humilité. Parlons en!

* CEO and founder, Brodard Executive Search





 
 
 

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