Les trois premières secondes... et les trois dernières sont clés

mercredi, 17.04.2019

Céline Renaud*

Le slogan «Les trois premières secondes sont les plus importantes ... les trois dernières aussi!» est de rigueur dans la meilleure école hôtelière au monde et ce dans tous les domaines de l’accueil. Il est vrai aussi dans les entreprises et dans toutes les relations avec les clients. Il est valable aussi lorsque nous voulons persuader nos interlocuteurs avec un pitch.
Pour moi, des ingrédients pour bien réussir sa présentation consistent notamment à bien commencer, de manière dynamique et à ne pas oublier de conclure. Combien de personnes décrochent de l’orateur immédiatement après avoir entendu les premières paroles: «Bonsoir, je m’appelle untel, je suis cela de métier, et je vais vous parler du sujet tel et tel. Je vais faire très court pendant une heure!» Il est vital de capter son audience, de garder son interlocuteur en suspens, que ce soit pour convaincre un investisseur ou encore réaliser un acte de vente.

Une nouvelle, une anecdote ou même de l’humour

Une introduction pourrait être par exemple de donner des chiffres clés: «Pendant que je vous parle, cent personnes dans le monde meurent chaque heure de cette maladie... J’ai trouvé une méthode pour diagnostiquer cette maladie non pas en deux jours, mais en une heure.» Je vous garantis qu’après ce genre d’affirmation votre auditoire est toute ouïe. L’introduction peut aussi être reliée à une nouvelle récente, une anecdote ou encore à la thématique de la conférence.
Vous pouvez vous adressez directement à votre auditoire avec une question fermée ou encore poser une question rhétorique: «Savez-vous ce qu’est l’épicéa de résonance»? L’humour est aussi une excellente manière de faire une introduction marquante. Toutes ces approches permettent de commencer le discours de manière dynamique, de capter l’attention, de mettre le mental du public sous silence et de garantir le succès de votre présentation.
Une bonne histoire, ce n’est pas n’importe quelle histoire. Une bonne histoire est porteuse de sens, elle est authentique. Cela ne veut pas dire que la personne l’a forcément la vécue. Elle l’a peut-être entendue raconter et elle transmet un message. En trois secondes, il y a toutes sortes d’indices qui permettent de déterminer si la personne parle de son vécu ou pas. Si nous rapportons une anecdote car elle est porteuse de sens, il est vital de se l’approprier et de voir les images pour faire comprendre le sens au public. Ici, le but est de transmettre un message et de laisser le public en venir à ses propres conclusions.
En outre, il ne faut pas oublier de rire, de vivre ses émotions, de faire rire. L’humour et notamment l’autodérision sont essentiels pour donner du crédit à notre discours, ainsi que d’utiliser le silence pour faire place à l’émotion du public.
Et finalement la conclusion est aussi importante que l’introduction. Elle fait souvent défaut. C’est le «call to action». Des informations (avant celles de l’apéritif) qui permettent de trouver des éléments complémentaires, des prix, de rencontrer les acteurs sont les bienvenues, par exemple. J’aime bien accueillir le public et je termine souvent avec «Bienvenue à la Vallée de Joux pour visiter notre belle Forêt du Risoud».

* CEO et fondatrice, JMC Lutherie





 
 
 

AGEFI

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