L’entreprise visionnaire reconnecte définitivement avec le corps

mardi, 11.02.2020

Charlotte d’Aulnois*

Charlotte d’Aulnois

L’empreinte de Descartes sur la culture de la performance dans l’entreprise est toujours très présente avec un vrai attachement pour la puissance cognitive. Le «je pense donc je suis», correspond à un ancrage fort et à un levier de reconnaissance indéniable. La vision s’élabore «depuis la tête» pour ensuite inspirer et embarquer l’ensemble du «corps» de l’organisation dans l’aventure. Associés, le corps et la tête créent une vraie intelligence collective capable d’exploits. Dissociés, ils forment des «plafonds de verre» et des silos qui sabotent l’agilité de l’organisation, son envie et sa capacité à réussir ensemble.

Parmi les visionnaires de notre époque, Elon Musk et Roberts Dilts ont mis en place au sein de Tesla un modèle de «mise en puissance» qui permet cette connexion précieuse entre la tête et le corps, au sens propre comme au sens figuré. Elle permet de créer la cohérence et la cohésion du système ainsi que l’envie de s’engager et de réussir pleinement. La tête et le corps ne font ainsi qu’un, embarqués ensemble dans une vraie dynamique de petits pas progressifs avec pour moto: «Make It Happen».

L’approche en cascade: la cohérence et la cohésion du système. Baptisée avec humour «Bam Bam Bam», cette approche consiste à canaliser l’énergie de l’ensemble de l’organisation autour de la pièce maîtresse de tout succès collectif: l’intention. Que veut-on réussir ensemble? Quel est notre grand projet?

Déclinée en vision (ce que l’on sera ensemble), en mission (les grands leviers d’évolutions et d’actions), en ambition (le rythme et les objectifs fixés), en rôles et responsabilités (les talents et terrains de jeu respectifs), l’intention est ainsi cascadée de manière pragmatique et séquentielle à travers toute l’entreprise. D’abord verticalement puis ensuite transversalement, en interface. Chaque acteur se trouve alors au centre du système, connecté avec le reste des organes et conscient de la partition qu’il a à jouer. La 4e révolution industrielle voit donc l’essor de l’organisation en «Holon», celle qui «relie rallie» autour d’un tout cohérent, capable de se transformer au gré d’un monde qui se réinvente au fur et à mesure qu’il se construit.

L’approche somatique: l’engagement et la détermination à réussir. Mobiliser l’ensemble de l’entreprise autour d’une intention collective n’est pas qu’une affaire de tête, n’en déplaise à Descartes. La relation au corps, au corps en mouvement est essentielle lorsqu’on décide d’être agile dans le changement. Toute décision devrait être associée à un geste afin d’éviter de concevoir des «sculptures sur nuage» et ainsi ancrer solidement et physiquement de vraies projections d’avenir, construites. Le «je pense donc je suis» pourrait ainsi doucement céder sa place à un «je pense donc j’agis».

C’est ainsi que nous abordons la «mise en puissance» des organisations avec un «Bam Bam Bam» en mouvement, à la somatique forte et authentique, qui incarne avec fluidité et détermination l’envie de réussir ici et maintenant.

Bruce Lee dans ses «Pensées Percutantes» écrivait déjà: «Ton corps et ton esprit se supportent mutuellement. Ton corps transforme ta pensée ou ton rêve en résultats».

L’entreprise «visionnaire», en «holon» réunifie ainsi ce qui a été si longtemps dissocié et déconnecté d’une performance pérenne: la puissance de la tête et du corps réunis.

* Founder et Managing Partner, GenerativeHumanae





 
 
 

AGEFI

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