Et si on parlait d’employabilité cet été?

mercredi, 24.07.2019

Nathalie Brodard*

Nathalie Brodard

Cultiver son employabilité, c’est un peu comme les régimes en prévision de l’été. Ça ne sert à rien de commencer un mois avant d’enfiler son maillot et de tout laisser tomber à la rentrée. Face à tant d’employeurs potentiels, travailler son employabilité, c’est une pratique à adopter au quotidien et à assurer toute l’année! Enfin, si on veut que ce soit efficace… 

Si c’est un peu tard en juillet pour penser à sa ligne idéale version plage, l’été est toutefois la période adéquate pour débuter une cure d’employabilité. Le creux estival offre, en effet, une pause bienvenue pour réfléchir à soi, à son parcours, à ses désirs d’évolution. C’est le bon moment pour prendre du recul et analyser sa propre capacité à générer du désir dans son environnement professionnel.

Selon les sources, les chiffres varient. Mais une chose est sûre: les métiers seront profondément transformés d’ici cinq ans, certains vont disparaître et d’autres vont apparaître. Nous le constatons quotidiennement, nous ne recrutons pas les mêmes profils qu’il y a dix ans ou quinze ans. De nouvelles compétences sont demandées chaque jour. 

Il va sans dire que la transformation digitale bouleverse le secteur de l’emploi. Avoir un bon réseau et un CV solide ne suffisent plus. L’environnement numérique et ses exigences imposent aux employés (comme aux employeurs et aux recruteurs d’ailleurs) de porter un regard neuf sur leur parcours professionnel. Il faut réussir à s’adapter à un monde en mouvement perpétuel. Il faut être agile. Il faut collaborer. Il faut travailler ensemble et autrement. 

L’apprentissage de nouvelles compétences devient le moteur de l’employabilité. En effet, avoir la capacité et l’envie de se former, d’évoluer et d’ajouter de nouvelles cordes à son arc sont indispensables pour maintenir son attrait dans le monde du travail où tout va de plus en plus vite.

Toutefois, la question de l’employabilité dépasse celle de la formation professionnelle. Au-delà des connaissances à acquérir et des compétences à mettre à jour, l’employabilité est aussi une question d’attitude puisqu’elle dépend de la façon dont on se sert de ses acquis. En plus d’une bonne compréhension technique et d’une bonne connaissance du sujet, les employeurs définissent souvent un ensemble d’aptitudes qu’ils souhaitent obtenir d’un employé. 

Chaque expérience est une victoire et c’est surtout dans l’exercice quotidien de leur activité professionnelle que les salariés peuvent acquérir, sans cesse, de nouvelles expertises, les diversifier ou approfondir celles qu’ils maîtrisent déjà.

Les collaborateurs doivent devenir acteurs de leur parcours professionnel, et ce n’est pas simple: cela implique de sortir de sa zone de confort, de se confronter à des nouveaux savoirs et expériences. 

Quant à savoir comment augmenter son attractivité sur le marché du travail? La réponse est à la fois simple et complexe. Facile parce qu’il s’agit de définir son propre profil d’employabilité, compliqué parce qu’offrir un profil cohérent demande du temps et la capacité à se mouvoir correctement dans ce monde concurrentiel. 

Si chaque individu est responsable de son employabilité, les entreprises peuvent elles aussi accompagner et motiver leurs collaborateurs dans leur développement. Une combinaison qui voit souvent employés et employeurs sortir grandis de telles démarches.

CEO and founder, Brodard Executive Search





 
 
 

AGEFI

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