Balance des paiements, la souris et l’éléphant

lundi, 15.04.2019

Si tu m’achètes pour autant que tu me vends dit la souris à l’éléphant, alors pas besoin d’échange d’argent.

Pécub

Entre toi et moi, c’est d’égal à égal. Nous sommes de la même espèce d’animal. Je te rappelle pour mémoire, que sur les chemins de mes montagnes, ton ancêtre Hannibal est entré dans l’Histoire. Le service de veille économique me rapporte, avec tes autres fournisseurs ou clients tu fais du business perdant-perdant. Mon ami l’éléphant tu perds ton énergie et ton temps.

Toi et moi on s’arrange, tu fais l’usine et je fais la banque. Trou d’ozone et effet de serre. Les mécanismes sont similaires. Chez tes actuels partenaires, incompétence de gestion, absence d’anticipation, sur-pollution et corruption, exercice après exercice, le trou de l’insolvabilité s’agrandit. Ceux qui peuvent payer ne paient pas par malice. Ceux qui ne savent régler leur dû se multiplient et s’endettent. La saine biodiversité du système financier est en voie de disparition. Bientôt une monnaie unique, un banquier unique, des prisonniers de la dette à foison. Toi l’éléphant, travaille et fais des affaires. Compter l’argent, tenir le cahier des créances, moi la petite souris, je sais faire. Ensemble on fait bonne paire.

Il y a dans mon pays de la place pour un vingt-septième canton. On s’en balance du qu’en-dira-t-on. La morale de ce mariage vaut bien son pesant de fromage.





 
 
 

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