Les fonds durables représentent 7% du marché en Suisse

jeudi, 01.06.2017

Selon l'enquête 2017 consacrée au marché suisse de l'investissement durable, le volume des placements gérés en Suisse s'élève à 266 milliards de francs.

Selon l'enquête 2017 consacrée au marché suisse de l'investissement durable, le volume des placements gérés en Suisse s'élève à 266 milliards de francs.

Selon l'enquête 2017 consacrée au marché suisse de l'investissement durable, le volume des placements gérés en Suisse selon cette approche a fortement progressé (+39 %) par rapport à l'année précédente. Fin 2016, ces placements s'élèvent à 266 milliards de francs. Grâce à un intérêt croissant des détenteurs d'actifs pour ce thème. Les fonds d’investissement durables représentent quant à eux maintenant 7 % de l'ensemble du marché suisse des fonds de placement.

Résultat de la seconde collaboration entre Swiss Sustainable Finance (SSF) et FNG (Forum Nachhaltige Geldanlagen), le rapport sur le marché suisse de l’investissement durable montre que la progression de 39 % du volume des placements à 266 milliards de francs s'explique d'abord par une croissance organique forte, mais aussi par l'augmentation du nombre de participants à l'enquête. Parmi les 10 nouveaux détenteurs d'actifs pris en compte cette année, la majorité ne pratique l'investissement durable que depuis 2016. C'est l’une des raisons pour lesquelles le volume des actifs gérés par des investisseurs institutionnels progresse de 89% à 104,5 milliards de francs. Les fonds de placements durables enregistrent également une forte croissance (+59 %) à 64,2 milliards. En un an, leur part dans le marché total des fonds de placement en Suisse a ainsi progressé de 4,5% à 7 %. En revanche, le volume des mandats durables reste stable, avec une croissance de 2 % à 97,6 milliards de francs.

La popularité croissante des investissements durables se fait également ressentir dans l’évolution des approches choisies, que bon nombre d'investisseurs appliquent de manière combinée. L'approche la plus fréquemment retenue reste l'exclusion de certains secteurs ou de certaines pratiques; elle concerne 67 % de tous les investissements durables en Suisse. L'approche de l'exclusion basée sur des normes, quant à elle, a évincé de la deuxième place celle de l'intégration de critères ESG (Environnementaux, Sociaux et relatif à la Gouvernance); elle est maintenant appliquée à 62 % des capitaux durables investis. Mais «une bonne partie des nouveaux actifs récemment inclus dans l'enquête résulte plutôt d'un processus « worst-out» (exclusion des « mauvais élèves ») que « best-in» (intégration des meilleures recrues) », remarque Sabine Döbeli, directrice de SSF. «Cependant, les différents acteurs associent souvent ces approches à un dialogue actionnarial actif, et ainsi il leur est possible d'exercer une influence non négligeable sur la stratégie de durabilité des entreprises» ajoute-t-elle.

Cette année, le thème central retenu pour l'enquête est celui des droits de l'Homme, illustrant la place croissante que lui réservent actuellement les entreprises. « Les principales normes retenues en matière de droits de l'homme sont le programme Global Compact de l'ONU et les normes fondamentales du travail édictées par l'OIT» ajoute Patrick Wirth, Vice-président de FNG, à propos des résultats d'un sondage complémentaire proposé aux répondants sur ce thème. Si l'écrasante majorité (86 %) des
gérants d'actifs interrogés intègrent des critères relatifs aux droits de l'homme à leurs produits durables, près d’un tiers d'entre eux les appliquent également à leurs fonds traditionnels. Par ailleurs, l'enquête de marché présente une étude de cas thématique consacrée aux activités 2016 de l’Association suisse pour des investissements responsables (SVVK-ASIR).

«Les investissements durables jouent un rôle grandissant dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable (Sustainable Development Goals, SDG), car ils permettent non seulement de favoriser des projets ou des entreprises durables, mais également de sensibiliser davantage le monde économique aux enjeux du développement durable », précise Jean Laville, directeur adjoint de SSF. On peut donc s'attendre à voir ces taux de croissance élevés se maintenir à l'avenir, car c'est une conviction que partage la majorité des participants à cette enquête.





 
 

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