La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mardi, 10.01.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention l’évolution des devises et l’indicateur sur l’emploi américain (Jolts) qui devraient animer les marchés.

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains évoluent sans tendance ce matin avec d’un côté les doutes qui entourent toujours l’évolution des devises et d’un autre le rebond du prix du baril de pétrole.

La lire turque tout d’abord connait sa 4ème séance consécutive de baisse. Elle est retombée ce matin à un nouveau bas historique en enfonçant pour la première fois son support des 4 (face à l’euro). Si le vice-premier ministre parle d’une attaque contre la devise du pays, le gouvernement se refuse cependant de modifier quoi que ce soit dans sa politique monétaire. Rappelons que le président Erdogan plaide depuis plusieurs mois pour une baisse du coût du crédit pour soutenir la morose croissance du pays (-1.8% au troisième trimestre).

La livre sterling n’est pas en reste puisqu’elle atteint un plus bas de deux mois face à l’euro et au dollar notamment. Face au billet vert, la devise britannique devrait tester sous peu le 1.20 et déclencher plusieurs stops (près de -20% depuis le Brexit. Les raisons sont bien évidemment à mettre sur le compte des craintes concernant un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse et d’un Brexit « dur » après les propos « confus » de la première ministre Theresa May ce week-end.

Finalement, on ne peut clôturer le chapitre sur les devises sans parler de l’évolution du dollar face à l’euro. Le billet vert connait en effet un nouvel excès de faiblesse (7ème baisse en 9 séances) et revient ce matin à ses niveaux d’il y a un mois. Rappelons que ce mouvement n’est pas du tout consensuel et pourrait radicalement surprendre le consensus si la tendance devait se confirmer ces prochain(e)s jours/semaines.

Au niveau des prévisions économiques, nous notons un élément intéressant ce matin concernant Donald Trump en zone euro. En effet, lors de ses prévisions économiques pour l’Allemagne (+1.5% pour 2016), la fédération allemande de l’industrie (BDI) a fait part de ses inquiétudes concernant la politique commerciale que devrait mener le futur président des Etats-Unis. La BDI craint que l’administration républicaine ne s’isole de plus en plus en limitant notamment les accords de libre-échange. Cela pourrait en effet affecter l’économie allemande très exposée vers les exportations.

Le doute est donc de mise et les craintes concernant les futures décisions de Donald Trump prennent une ampleur de plus en plus importante….


Les indices américains ont fini sans grande tendance hier soir dans le sillage de la baisse des valeurs énergétiques. La pause est somme tout assez logique avant le début de la saison des résultats des entreprises américaines. Le Nasdaq a cependant inscrit un nouveau record historique grâce à la progression d’Apple (au plus haut de 1 an) et certaines valeurs de la pharmaceutique/biotech suite à une série de fusions & acquisitions (UnitedHealth sur l’une des filiales de Sugical Care Affiliates).

Le compartiment S&P regroupant les valeurs énergétiques a perdu 1,48%, accusant la plus forte baisse sectorielle du jour à la suite du plongeon de près de 4% des cours du brut (plus mauvaise séance depuis juillet 2016), sous le coup des craintes des investisseurs de voir le niveau record des exportations irakiennes et l'augmentation de la production américaine venir annihiler les efforts de nombre de pays pétroliers pour rééquilibrer un marché saturé.

L'indice S&P regroupant les valeurs de la santé a progressé de 0,44%, affichant la plus forte hausse sectorielle de la séance, devant le compartiment technologique (+0,19%).

Le dollar a perdu près de 0.3% face à un panier de devises (6ème jour de baisse sur 8 séances) tout comme les rendements des emprunts du Trésor américain (rappelez-vous de la chanson de France Gall…). Comme nous le rappelions hier, la séance a aussi été marquée par la forte baisse du Yuan (qui est proche d’une volatilité record), de la livre sterling (face au dollar) ainsi que du Peso mexicain.

Au niveau des métaux signalons que le cours de l’Or se situe maintenant à un plus haut niveau que lors de la dernière hausse des taux d’intérêt américain….

À noter finalement les commentaires du président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, qui a indiqué que la Réserve fédérale devrait accélérer le rythme de ses hausses de taux sous peine de s'exposer à des risques inflationnistes.

Selon lui, à 4,7%, le taux de chômage était à un niveau bas qui était soutenable sur le long terme tandis que l'inflation pourrait atteindre l'objectif de 2% de la Fed d'ici la fin de l'année.

Statistiques économiques

Il y avait hier une statistique économiques intéressante aux Etats-Unis, voici ce que nous avons relevé :

  • Progression du crédit à la consommation

Le crédit à la consommation a augmenté significativement aux Etats-Unis en novembre alors que les Américains ont contracté de nouveaux emprunts à partir de leurs cartes de crédit ou pour acheter un véhicule automobile et payer leurs études.

L'encours de crédit à la consommation, un indicateur qui exclut les prêts immobiliers, a augmenté de 24,53 milliards de dollars par rapport au mois précédent.

Il s'inscrit désormais en hausse de 7,9% en rythme annuel ajusté des variations saisonnières, ce qui représente une accélération par rapport à la progression de 5,23% observée le mois précédent.

L'encours de crédit à la consommation n'a cessé d'augmenter chaque mois depuis août 2011. En novembre, les crédits non renouvelables (sont les prêts étudiants et automobiles) s'inscrivent en hausse annuelle de 5,91%.

Les crédits renouvelables (principalement cartes de crédit), bondissent de 13,47%, soit leur rythme de croissance le plus élevé depuis mars.

La pression de plus en plus importante

C’est assez classique à près de 10 jours de la réunion de la banque centrale européenne, mais cette fois cela « sonne » un peu différemment : Le responsable de la fédération bancaire allemande (BdB), Michael Kemmer, a appelé l’institution de Frankfurt à envisager de modifier sa politique monétaire ultra-accommodante et à relever les taux d'intérêt. Il estime en effet que les taux bas pénalisent les banques et les épargnants, tandis que l'inflation est en phase de redressement.

S’il insiste sur le fait que les taux d'intérêt bas sont un énorme problème pour les banques il signale tout de même que le relèvement des taux d'intérêt de la BCE devrait être mené prudemment puisque l'union monétaire de la zone euro n'a pas encore réglé tous ses problèmes.

Concernant l’inflation en elle-même, Michael Kemmer a indiqué que les craintes de déflation n'étaient plus fondées et qu'apparaissaient des signes de bulles d'actifs et de comportements d'investissement inappropriés face aux risques.

Le responsable de la BdB indique que la BCE devrait suivre la même politique de communication que la Réserve fédérale américaine (Fed), qui énonce clairement son intention de resserrer sa politique monétaire avant de le faire.

Concernant le secteur bancaire allemand, s’il ne devrait pas rencontrer en 2017 des turbulences de même ampleur qu'en 2016, il faut absolument rester prudent concernant ses perspectives en raison de la faiblesse des … taux d'intérêt et du durcissement réglementaire.

Non Monsieur Mersh

Le sujet fait de plus en plus débat et devrait continuer à alimenter les discussions ces prochaines semaines : La hausse des prix de l’énergie est-elle à même de faire plier la banque centrale européenne (BCE) concernant ses anticipations d’inflation ?

Rappel des faits

Yves Mersh, membre du directoire de la BCE, a affirmé que pour analyser l’évolution de l’inflation il ne faudra pas observer la hausse des prix de l’énergie mais des statistiques économiques comme l’évolution des salaires. Rappelons cependant ici que l’institution de Frankfurt pour établir ses prévisions de croissance et … d’inflation retient des hypothèses (techniques) de prix du pétrole.

Résumé

Les variations du cours du pétrole exercent un effet direct et rapide sur l’inflation via la composante énergie de l’indice des prix à la consommation. A ces effets directs s’ajoutent des effets indirects sur les prix des biens et des services, liés notamment aux évolutions des coûts de production des entreprises. Dans un cas comme dans l’autre, ces effets de premier tour affectent le niveau général des prix mais ne modifient pas durablement leur dynamique. La baisse ou la hausse des cours du pétrole devient problématique pour la stabilité des prix si elle induit des effets de second tour, c’est-à-dire une modification durable des anticipations et des comportements des agents économiques.

Les effets directs sur l’inflation (3 à 5 semaines)

Les variations du cours du pétrole brut exercent un effet direct et rapide sur l’inflation via les prix des produits énergétiques qui comptent pour environ 10% de l’indice des prix à la consommation.

Principalement le carburant pour le transport et le chauffage domestique (dont le prix final est déterminé par les taxes prélevées par l’Etat, les marges de raffinage et le prix du pétrole). On estime que plus le cours du pétrole est élevé plus sa variation affecte la composante énergie de l’indice général des prix.

Intéressant de noter que la BCE faisait en 2010 des estimations d’élasticité de la composante énergie aux prix du pétrole pour déterminer l’impact sur l’inflation.

Selon la grille ci-dessous que nous avons retrouvé, l’élasticité était de 42% lorsque le baril de Brent est à 100 dollars et de 26% lorsque ce dernier était à 40 dollars.

On peut donc logiquement reprendre ces estimations pour faire l’équation inverse pour calculer l’impact de la hausse du prix du baril de Brent entre mi-janvier 2016 (20 dollars) et aujourd’hui (52 dollars) sur l’inflation.

Les effets indirects (1 à 3 ans)

Les effets indirects sont liés aux évolutions des coûts de production des entreprises et à leur éventuelle répercussion sur le prix de vente des biens et services. Ces effets indirects entre donc dans le calcul de l’inflation sous-jacente (hors énergie et produits d’alimentation). On songe notamment aux produits dont la fabrication est intensive en énergie, comme les services de transports ou les produits pharmaceutiques. La BCE estimait en 2010 l’élasticité de l’inflation sous-jacente à la variation des prix du pétrole à 20%.

On constate ici que les effets indirects sont extrêmement dépendant des marges des entreprises.

Plus important qu’il n’y paraît

En principe, les effets directs ou indirects, affectent le niveau général des prix mais ne modifient pas durablement leur dynamique.

Contrairement au recul de l’inflation lié à la baisse des cours de l’énergie qui n’est pas, en lui-même, un motif d’inquiétude pour la BCE (car il peut théoriquement soutenir le pouvoir d’achat des ménages et la consommation), la hausse du prix du baril de pétrole est plus inquiétante.

En effet, la fort progression des cours du pétrole depuis 1 an devient problématique pour la stabilité des prix car elle induit des effets de deuxième tour, c’est-à-dire une modification durable des anticipations et des comportements des agents économiques.

Il est donc faux d’affirmer que la hausse du prix du baril de pétrole n’aura pas d’influence sur l’inflation en 2017. Ce d’autant plus si elle est associée à la progression des salaires.

Rappelons qu’en février 2016, le président Mario Draghi indiquait que l’épisode de désinflation était principalement dû à la chute des prix du pétrole Pourquoi l’inverser ne pourrait-il pas être exact ?....

Les résultats des entreprises américaines

Selon le cabinet d'études Factset, les résultats des sociétés du S&P 500 qui commencent à être publiés cette semaine devraient progresser globalement de 3% au 4ème trimestre par rapport à la même période de 2015.

Cette hausse serait du même ordre que celle réalisée au 3ème trimestre (+3,1%), qui avait marqué la fin d'une série noire de 5 trimestres consécutifs de recul des bénéfices des sociétés du S&P 500.

Cette saison des résultats sera donc particulièrement importante, en particulier le volet des prévisions 2017, alors que les analystes tablent sur une accélération de la hausse des bénéfices dans les prochains trimestres.

Au 4ème trimestre, les bancaires devraient se distinguer, avec un rebond de 13,8% de leurs résultats par rapport à 2015, après une hausse de 8% au T3.

Les services collectifs devraient afficher la meilleure performance avec un bond de 19,8% de leurs bénéfices (après +16,3% au T3).

Les résultats du secteur de l'énergie devraient s'améliorer grâce au rebond des cours du pétrole, tout en restant en léger recul de 2,6% (après -62,9% au T3), tandis que les bénéfices des entreprises industrielles sont attendus en recul de 8,2% (après -1,4% au T3).

Le secteur de la santé, qui avait progressé de 5,8% au 3ème trimestre devrait croître de 3,9% au dernier trimestre 2016.

En termes de valorisations (si on prend le ratio p/e), comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, la situation devient de plus en plus tendue et largement au-dessus de la moyenne des 5 ans et des 10 ans.

Enfin, si on prend les révisions d’EPS qui ont eu lieu avant les publications des résultats du 4ème trimestre 2016, on constate que très peu de sociétés américaines ont lancé des avertissements sur leur guidance. 77 exactement contre 82 au 3ème trimestre et une moyenne mensuelle de 83 sur ces 3 dernières années.

D’un autre côté, 34 sociétés ont issu des guidances positives contre 36 au 3ème trimestre 2016 et 29 si on prend la moyenne mensuelle des 5 dernières années.

En termes de secteurs, on note que le secteur industriel et de la pharmaceutique ont été les plus en vue au niveau de publications de guidances négatives alors que le secteur de la technologie tire son épingle du jeu lorsqu’il s’agit de guidances positives.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous suivrons avec attention l’évolution des devises et l’indicateur sur l’emploi américain (Jolts) qui devraient animer les marchés.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin reflétant le doute des investisseurs. Ces derniers commencent à s’interroger sur la capacité du Dow Jones de passer la barre des 20'000 points après un nouveau manquement avec cette barre psychologique.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques évoluent sans cohésion ce matin. Nous noterons tout de même que le Nikkei (fermé hier pour cause de jour férié) a clôturé de manière négative dans le sillage de la remontée du Yen face au dollar et de la forte baisse du prix du baril de pétrole.

En Chine nous avons pris connaissance ce matin d’un bond des prix à la production en Chine en décembre à leur rythme le plus élevé en 5 ans. L'indice PPI des prix sortie d'usine, qui reflètent à la fois le coût et la demande pour les produits industriels dans la deuxième économie mondiale, a en effet progressé de 5,5% sur un an en décembre, contre +3,3% en novembre et +1,2% en octobre

Le Bureau national des statistiques se montre toutefois prudent, insistant sur le renchérissement du charbon et des métaux de base.

De son côté, la hausse des prix à la consommation a ralenti en décembre, s'affichant en hausse de 2,1% sur un an, contre +2,3% en novembre, toujours très en-deçà du niveau-cible fixé par Pékin ("environ 3%"). Des températures douces ont conduit à des augmentations moins fortes qu'attendu des prix des fruits et légumes

Actualité

Le sénateur républicain John McCain ainsi que les sénateurs démocrates Ben Cardin et Robert Menendez ont annoncé qu'ils présenteraient une législation pour imposer des sanctions "complètes" contre la Russie pour ses tentatives présumées d'influencer le résultat de l'élection présidentielle

Martin McGuinness, vice-Premier ministre du gouvernement nord-irlandais, a présenté sa démission ludi en signe de protestation contre la gestion par ses partenaires de coalition d'un projet de subvention en faveur d'énergies renouvelables. Le départ du représentant du parti nationaliste Sinn Féin devrait aboutir à la chute du gouvernement et à des élections anticipées.

Le gouvernement mexicain pourrait se tourner vers l'OMC si Donald Trump décidait de leur imposer des taxes douanières, a souligné l'Association mexicaine de l'industrie automobile (AMIA), qui a informé que les exportations de véhicules vers les Etats-Unis s'étaient accrues de près de 10% en décembre.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole évolue sans tendance ce matin en Asie malgré la poursuite de la baisse du dollar et la forte baisse d’hier.

Industrie / Minières / Automobile

►               Jeep, une des marques de Fiat Chryser Automobiles (FCA) , est bien partie pour atteindre son objectif de ventes mondiales de 1,9 million de véhicules en 2018, a déclaré son directeur général Mike Manley. Il a également dit que le SUV Jeep Compass serait mis en vente aux Etats-Unis à la fin du mois ou au début du mois de février.

►               Le directeur général des activités nord-américaines de Toyota, Jim Lentz, a annoncé que le groupe japonais investirait près de 10 milliards de dollars aux Etats-Unis au cours des cinq prochaines années, tout en défendant son projet de construction d'une nouvelle usine au Mexique. Ces déclarations interviennent alors que le groupe japonais a fait l'objet de sévères critiques de la part du président élu Donald Trump qui lui a reproché dans un tweet envoyé la semaine dernière le transfert au Mexique de la production d'une partie de ses véhicules vendus sur le sol américain.

►               Mercedes-Benz, filiale de Daimler, a dépassé l'an dernier son rival allemand BMW pour prendre la première place mondiale sur le segment des voitures de luxe en volumes de ventes. BMW fait état de 2.003.359 véhicules vendus en 2016, contre 2.083.888 pour la firme de Stuttgart, qui passe ainsi devant son concurrent bavarois pour la première fois depuis 2005.

►               La société anonyme FFP, contrôlée par la société Etablissements Peugeot Frères, a franchi individuellement en baisse, le 30 décembre, le seuil de 10% du capital du constructeur automobile Peugeot S.A pour détenir 9,81% de son capital et 12,40% de ses droits de vote, selon un avis publié par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

►               Parrot a lancé un avertissement sur ses résultats pour le quatrième trimestre 2016 et a engagé dans le même temps un plan de réorganisation de ses activités dans les drones pour le grand public, ce qui se traduira par une réduction de plus d'un tiers de ses effectifs. Pénalisé par un environnement de forte concurrence et de pressions sur les prix dans les drones grand public, le spécialiste des drones précise dans un communiqué avoir dégagé sur le quatrième trimestre un chiffre d'affaires d'environ 85 millions d'euros, inférieur à son objectif de 100 millions d'euros.

►               SGS acquiert deux petites sociétés en Australie, actives dans l'évaluation et la maintenance de pompes, valves et systèmes hydrauliques ou plastiques.

►               Sika a enregistré en 2016 une croissance organique de 4,7% de ses revenus, ou 5,7% en monnaies locales (ML), pour un chiffre d'affaires de 5,75 mrd CHF. Le groupe anticipe sur l'année écoulée un excédent d'exploitation (Ebit) de 780 à 800 mio ainsi qu'un bénéfice net record, indique le compte rendu provisoire publié ce matin. La progression des ventes s'avère marginalement moindre qu'escompté par le consensus, qui misait sur 5,78 mrd CHF. La direction reconnait d'ailleurs que le quatrième trimestre s'est avéré moins bon que prévu, en raison notamment de reports de commandes. Les ventes ont progressé de 4,8% (ML) en région Europe/Moyen-Orient/Afrique (EMEA), de 7,8% en Amérique du Nord, de 5,0% en Amérique latine et de 3,6% en zone Asie/Pacifique.

►               Syngenta et ChemChina ont fourni des garanties aux autorités de la concurrence de l'Union européenne afin d'obtenir un feu vert à leur processus de fusion en cours. Ces "engagements" ont été soumis lundi, rapporte le site internet de la Commission européenne. Aucun détail n'est fourni quant à cette démarche.

►               Les immatriculations automobiles en Chine ont bondi de 15,9% en 2016, selon les données publiées par l'Association chinoise des constructeurs de véhicules particuliers. Il s'agit de la plus dynamique des trois dernières années pour ce marché, qui a vu 23,9 millions de véhicules être écoulés. Une vigueur en partie alimentée par le cadeau fiscal accordé par les autorités aux petites motorisations.

Financières

►               Millennium BCP, la plus grande banque cotée du Portugal, a annoncé avoir approuvé une augmentation de capital d'un montant pouvant aller jusqu'à 1,33 milliard, une opération dont se servira le conglomérat chinois Fosun pour faire passer sa part de 16,7% à 30% dans l'établissement. Dans un communiqué, Millenium a dit avoir fixé le prix de l'appel au marché à 0,094 euro par action, ce qui représente une décote de 38,6% par rapport au cours de clôture de titre lundi.

►               Les banques régionales italiennes Popolare di Vicenza et Veneto Banca ont présenté une proposition d'indemnisation de dizaines de milliers d'actionnaires individuels mécontents, un plan qui pourrait coûter plus de 600 millions d'euros aux deux établissements et de ce fait les contraindre à se tourner vers des aides publiques.

►               Edmond de Rothschild va réorganiser sa structure en Grande-Bretagne. "En cohérence avec la stratégie définie pour ses différents métiers, Edmond de Rothschild a décidé de rassembler une partie des activités de Londres vers ses principaux bureaux à Paris, Genève et au Luxembourg" a indiqué à AWP le groupe bancaire genevois. Ce dernier confirme en partie une information parue sur le portail financier "Citiwire". Le site d'information rapporte que le retrait de Grande-Bretagne concerne la quasi-totalité de l'unité de gestion d'actifs, Edmond de Rothschild Asset Management (Edram).

Informations et Technologies

►               Yahoo! a confirmé que sa patronne Marissa Mayer ne resterait pas au conseil d'administration de la société d'investissement qu'il va devenir après la vente de son cœur de métier à l'opérateur de télécoms Verizon. D'après un document boursier, l'entreprise qui conservera les actifs financiers non rachetés par Verizon (c'est-à-dire essentiellement la participation dans le groupe chinois Alibaba) sera rebaptisée Altbaba et réduira la taille de son conseil d'administration à 5 membres. Les six autres membres actuels du conseil, dont Marissa Mayer et le co-fondateur de Yahoo! David Filo, ont annoncé leur intention de partir.

►               Gemalto s'associe à Banma Technologies Co., Ltd pour la production de la première « Internet Car » en Chine: la Roewe RX5. Banma est une nouvelle coentreprise entre Alibaba Group et SAIC Motor Corporation Limited (SAIC Motor). La RX5 s'appuie sur le module d'identification de machines de Gemalto, (Machine Identification Module - MIM (TM)) pour sécuriser les connexions cellulaires M2M pour des applications industrielles, et pour intégrer des caractéristiques télématiques de pointe telles que la clé de voiture virtuelle Bluetooth, la localisation du véhicule, la commande vocale à distance des fonctions embarquées, les alertes en temps réel relatives à l'état des routes, etc. La MIM est conforme aux normes de la GSMA et permet le chargement à distance du profil de tout opérateur.

►               Alibaba se propose d'acquérir une participation majoritaire dans l'opérateur de centres commerciaux Intime, une opération évaluée à 2,42 milliards d'euros qui lui permettrait de renforcer ses interactions entre ses plateformes et des magasins en dur.

►               L'Arcep a salué hier l'effort d'investissement d’Orange dans la fibre et exhorte les autres acteurs à faire preuve du même dynamisme. Les encouragements contenus dans le rapport publié le 9 janvier par le régulateur concernant les marchés fixes de télécommunications n'en sont pas moins accompagnés d'une forme d'avertissement à l'opérateur historique, puisque l'autorité précise qu'elle veillera dans le même temps à prévenir tout comportement d'obstruction de la part d'Orange.

Consommation

►               Donald Trump s'est entretenu avec plusieurs hommes d'affaires, dont le Français Bernard Arnault, PDG de LVMH, et le Chinois Jack Ma, fondateur d'Alibaba. Le futur président des Etats-Unis, qui prêtera serment le 20 janvier, multiplie les rencontres dans sa Trump Tower, à Manhattan. Devant la presse, Bernard Arnault a déclaré que son groupe avait l'intention d'augmenter la production dans les ateliers de San Dimas, en Californie, où des produits Louis Vuitton sont fabriqués depuis 25 ans. "Nous allons nous développer en raison du succès de ces produits", a-t-il dit. Il a également évoqué sans plus de précision un projet d'implantation "en Caroline ou au Texas".

►               Tesco a dit avoir proposé une réorganisation de son réseau de centres de distribution qui se traduira par la perte nette de 500 emplois. La première chaîne de supermarchés britannique précise que son plan prévoit de passer de 25 à 23 centres de distribution dans le pays, ceux de Welham Green, dans le centre de l'Angleterre, et de Chesterfield, dans le nord, devant fermer.

Pharmaceutique

►               Quincy BioSscience LLC, qui fabrique le Prevagen, un remède censé améliorer les capacités mémorielles, est l'objet d'une action en justice entamée par la Federal Trade Commission (FTC) et par le bureau du procureur général de New York, qui estiment qu'il n'y aucune preuve que le produit fonctionne. Le Prevagen, dont les mérites sont vantés dans le cadre d'une campagne publicitaire télévisée, coûte entre 24 dollars (22,7 euros) et 68 dollars pour une boîte de 30 gélules, selon la FTC, l'autorité américaine de la concurrence, qui veut que soient remboursés les consommateurs qui ont acheté le produit. Selon l'action en justice, Quincy Bioscience a vendu pour quelque 165 millions de dollars de gélules Prevagen entre 2007 et la mi-2015.

►               Mars, numéro un mondial des aliments pour chiens et chats avec ses marques Pedigree et Whiskas, se renforce sur le marché des soins vétérinaires avec l'acquisition annoncée de VCA, un opérateur de cliniques spécialisées, pour 7,7 milliards de dollars. L'opération permettra à Mars d'ajouter environ 800 établissements à son réseau existant de plus de 900 cliniques pour animaux de compagnie.

►               Le président directeur général de Regeneron a annoncé qu'une usine Sanofi avait passé les contrôles nécessaires pour produire le traitement des deux sociétés contre l'eczéma, dont la commercialisation reste suspendue à l'octroi d'une autorisation de licence des autorités américaines. Le Dupixent, conçu pour les adultes atteints de dermatite atopique, pourrait être ajouté à la liste des médicaments remboursés par la sécurité sociale américaine, anticipe le dirigeant de Regeneron.

►               Le tabagisme coûte à l'économie mondiale plus de 1.000 milliards de dollars chaque année et d'ici 2030 le nombre de décès liés à la cigarette pourrait augmenter d'un tiers, rapporte une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'institut national du cancer américain

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 



 



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