La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

jeudi, 18.05.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les ventes au détail en Grande-Bretagne et les interventions de plusieurs membres de la banque centrale européenne (BCE) dont Mario Draghi.

L'analyste de Mirabaud Securities

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les principaux indices américains sont en baisse au lendemain d’une séance qui a été marquée par la plus forte baisse des indices depuis l’investiture de Donald Trump.

Mais aujourd’hui si de nouvelles informations devraient bien évidemment émerger de Washington, la baisse des indices boursiers est aussi à mettre sur le compte d’un autre scandale politique.

Au Brésil cette fois-ci. Mais c’est une vague histoire de pot de vin qui est au cœur de la tempête médiatique. Selon le journal O. Globo, le nouveau président, Michel Temer, aurait été enregistré en train de donner son accord pour des pots-de-vin. Le journal écrit que ce dernier aurait a rencontré le 7 mars Joesley Batista, un des propriétaires du groupe J&F. Joesley Batista se serait enregistré secrètement alors qu'il expliquait au chef de l'Etat qu'il versait des sommes d'argent à Eduardo Cunha, ex-président de la chambre des députés, actuellement en prison, pour acheter son silence.

Un des députés de centre-gauche a déposé une demande officielle de destitution et la foule est retournée dans les rues pour protester. La nouvelle a eu l’effet d’une bombe et l’indice brésilien a baissé de près de 2%. Mais l’implication ne s’arrête pas là puisque plusieurs sociétés européennes implantées dans le pays sont directement impactées par ce énième retournement de situation dans le pays. On songe particulièrement à certains constructeurs automobiles (dont Volkswagen), à des distributeurs (dont Casino) et à des acteurs du secteur des télécommunications (dont Telecom Italia).

S’il n’y a aucun lien entre les deux scandales on peut cependant se poser des questions concernant les gouvernements qui sont sensés nous diriger. Comme nous l’avons souvent souligné il est de nos jours rare de trouver un dirigeant qui œuvre pour « sa » nation et non pour son ambition personnelle. D’autres cas devraient émerger.

Il y avait pourtant ce matin de quoi se réjouir dans l’Union européenne (UE) puisque l’économie Britannique a montré des signes de résistance très intéressantes. On a en effet appris que les ventes au détail avaient progressé plus que prévu au mois d'avril dernier. Sur le seul mois d'avril, les ventes en volume ont progressé de 2,3% par rapport à mars, mois où elles s'étaient contractées de 1,4%. Le consensus anticipait une hausse de 1%. Par rapport à avril 2016, les ventes en volume ont progressé de 4%, contre une hausse de 2,1% anticipée par le consensus, après +2% en mars.


Nous rappelions hier que la séance du jour allait être importante : Ça passe ou ça casse. Ou le S&P 500 confirmait les 2'400 points et allait plus haut ou l’indice préféré des gérants retombait dans ses travers. C’est l’option 2 qui a été privilégiée : Ça a cassé.

Songez seulement :

  • Plus forte baisse du S&P 500 depuis septembre 2016 (passage en dessous de la moyenne mobile des 50 jours)
  • Plus forte baisse du Nasdaq depuis septembre 2016
  • Plus forte baisse du Dow Jones Industrial depuis septembre 2016 (passage en dessous de la moyenne mobile des 50 jours)
  • Plus forte baisse du Dow Jones Transport depuis juin 2016 (passage en dessous de la moyenne mobile des 50 jours, des 100 jours et proche de celle des 200 jours)
  • Plus forte baisse de l’indice des petites et moyennes valeurs depuis septembre 2016 (passage en dessous de la moyenne mobile des 50 jours et des 100 jours)
  • Plus forte hausse de la volatilité (VIX) depuis juin 2016 et passage au-dessus des 15
  • L’indice du dollar a baissé pour le 6ème jour consécutif et revient à ses niveaux de l’élection de Donald Trump

La raison de ce « massage » a bien évidemment été à mettre sur le compte des nuages qui s’accumulent au-dessus de la tête de Donald Trump.

Sans surprise, tous les secteurs ont fini dans le rouge hier soir. Le secteur financier a aussi été affecté (-3.04% pour le S&P 500 financier) par le fait que les prévisions de hausse de taux d’intérêt américain pour juin prochain baisse de plus en plus. Le secteur revient à son niveau de début d’année.

Concernant les valeurs individuelles, Bank of America a lâché 5,92% et JPMorgan a reculé de 3,81%. Signalons qu’Apple a connu sa pire séance depuis avril 2016. Walt Disney (-1,55%) a été affecté par une baisse de recommandation d’un courtier qui pointe les inquiétudes suscitées par son exposition au marché de la télévision par câble et du déclin du parc d'abonnés d'ESPN.

Du côté des hausses, Target a gagné 0,94%. Le distributeur a fait état d'un bénéfice et d'un chiffre d'affaires trimestriels supérieurs aux attentes, certaines initiatives lancées au début de cette année pour redresser ses activités commençant à porter leurs fruits.

Les cours du pétrole ont monté hier soir, grâce au soutien d'une baisse hebdomadaire des réserves et de la production américaines, ainsi que d'un affaiblissement marqué du dollar.

Au niveau des devises, signalons que le dollar a fortement reculé face à l'euro, finissant de perdre tout ce qu'il avait gagné depuis l'élection américaine. Le yen quant à lui a gagné plus de 2% face au billet vert, à 111, à son plus haut niveau depuis le mois d'avril.

Sur le même thème toujours on a appris que la banque américaine JPMorgan a réduit ses positions en dollar au cours des dernières semaines après la parution d'une série d'indicateurs décevants pour l'économie américaine, dont un ralentissement inattendu de l'inflation. A l'opposé.

JPMorgan a augmenté ses positions en euro à la suite du résultat des élections présidentielles en France, qui apparaît favorable pour la monnaie unique, du renforcement de certains indicateurs économiques en Europe et d'éléments montrant qu'un flux d'investissements est en train de s'opérer des Etats-Unis vers des actifs européens.

Sans surprise, l’or a été le principal bénéficiaire de cette journée de correction.

Au niveau des obligations d’Etat, le 10 ans américain a perdu près de 5% et revient à ses niveaux d’il y a 1 mois en testant des supports importants (2.17). Le 30 ans américain est quant à lui revenu en-dessous des 3.

Statistiques américaines

Les seules statistiques économiques américaines d’importances concernaient les stocks de pétrole. Voici ce que nous avons noté :

  • Baisse des stocks de brut

Les stocks américains de pétrole brut ont baissé moins que prévu la semaine dernière. Mais, après les données de l'American Petroleum Institute (API) mardi montrant une hausse inattendue de ces stocks. En détail, les stocks de brut ont reculé de 1,75 million de barils sur la semaine au 12 mai, à 520,77 millions.

Le consensus pariait sur un repli de 2,4 millions de barils. Il s'agit de la sixième baisse hebdomadaire de suite des stocks de brut. Les stocks d'essence ont également baissé moins que prévu, de 413’000 barils à 240,67 millions alors que les économistes avaient anticipé en moyenne une diminution de 700’000 barils. Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont en revanche reculé plus que prévu, de 1,94 million de barils à 146,82 millions. Le consensus anticipait une baisse de 1,1 million de barils. Le taux d'utilisation des capacités des raffineries a augmenté de 1,9 point à 93,4%. Suite à ces statistiques le prix du baril de pétrole est remonté, bien aidé aussi par la baisse du dollar il faut l’avouer…

Y’a-t-il un stress sur les LBOs ?

Quatre ans après ses homologues américaines, la Banque Centrale Européenne (BCE) va finalement mettre de l’ordre dans les pratiques de prêts à effet de levier (leveraged loans). Si plus personne n’en parle, le risque est néanmoins bien présent. Passage en revue.

Quelles transactions sont concernées ?

Sont concernées toutes les transactions faisant grimper l’endettement d’un emprunteur à plus de 4 fois l'Ebitda, et/ou tous les financements de sociétés détenues par des fonds LBO. Pour toutes ces opérations, les banques sont priées de définir quels niveaux de risques elles sont prêtes à prendre, de mettre en place des systèmes de gestion des expositions et d'informer les hauts dirigeants sur l'évolution de ces dernières.

Quelles procédures adopter ?

La BCE détaille aussi les procédures à adopter en matière d’octroi de crédit et de syndication de dette. L’emprunteur doit pouvoir rembourser au moins la moitié de sa dette à un horizon de 5 à 7 ans. Un cadre spécifique pour le traitement des syndications bloquées depuis plus de 90 jours devra être établi.

La raison de la hausse

Rappelons que dans un contexte de taux bas et de quête de rendement, le marché des prêts LBO a connu une forte reprise depuis la dernière crise financière. Le marché des loans est aussi en pleine effervescence en Europe, en raison d’une offre abondante de la part des prêteurs, et d’un manque relatif de gros LBO à financer ces derniers mois.

Déjà un avertissement en 2015

Le stress sur le sujet ne date pas d’aujourd’hui, puisque lors d'une enquête sur le marché en 2015, l’institution de Frankfurt avait déjà constaté une augmentation des niveaux de levier, des clauses protectrices moins strictes et souvent un certain laissé-allé   dans les politiques de crédit des banques.

La BCE avait également constaté des divergences dans la façon dont les banques abordaient le sujet.

Quand les banques doivent-elles être prêtes ?

En terme de timing cela devient de plus en plus tendu puisque ces orientations devront être appliquées par les 125 banques supervisées directement par la BCE d'ici à six mois. Dans un an et demi, elles devront faire savoir au superviseur comment elles ont adapté leur organisation interne pour les respecter.

Quel effet après la réforme américaine ?

Rappelons qu’aux aux Etats-Unis, la réforme de 2013 avait ainsi fait reculer en deux ans de 92% à 83% la part de marché des 20 premiers prêteurs, suggérant que les acteurs alternatifs avaient pu reprendre le flambeau pour les transactions dépassant 6 fois l’Ebitda. Le danger n’était donc pas effacé…

Quels sont les vrais risques ?

Selon une annexe du dernier rapport sur le « shadow banking » du Conseil de stabilité financière le volume de prêts à effet de levier et d'obligations à haut risque et à haut rendement a récemment dépassé le niveau qu'il avait atteint juste avant la crise de 2007-2009.

Le problème ? Ce type de dette - qui finance les acquisitions à effet de levier (LBO…) des fonds de capital-investissement, les fusions-acquisitions ou permet de renouveler des créances existantes -, est porteur de nombreux risques potentiellement systémiques (risque de crédit, de liquidité, de taux et de décalage entre les maturités des titres et des fonds fermés).

Et si on parlait (enfin) d’économie ?

Aujourd’hui, si on parle de la Russie, c’est exclusivement pour mettre en avant les sanctions en cours, le truquage des élections américaines ou la Syrie. Ce que l’on oublie cependant de dire, c’est que la Russie est en train de sortir d’une très longue période de dépression et montre que malgré les sanctions internationales, c’est un acteur économique de poids à surveiller de près…

On vient en effet d’apprendre que l'économie russe avait vu sa croissance s'accélérer sur les trois premiers mois de l'année, le PIB augmentant de 0,5% par rapport au premier trimestre 2016 alors que le consensus attendait +0.4%. Si le service des statistiques ne donne pas d’explications concernant les fondements de cette croissance on peut cependant constater que le momentum (décidemment !) est en train de s’améliorer.

Rappelons qu’au quatrième trimestre 2016, le PIB avait enregistré une hausse de 0,3% sur un an, mettant alors fin à une série de sept trimestres consécutifs de contraction.

Les signes de reprise observés ces derniers mois ont incité les autorités russes à dire que l'économie connaîtrait une croissance de 2% cette année.

Si les doutes sont permis concernant la véracité des chiffres fournis par l’organe de statistiques russe, on peut tout de même admettre que le trend est en train de s’inverser. On imagine aussi que le réchauffement avec les Etats-Unis et la hausse du prix du baril de pétrole pourraient alimenter cette hausse.

Aujourd’hui

Aujourd’hui nous surveillerons avec attention les ventes au détail en Grande-Bretagne et les interventions de plusieurs membres de la banque centrale européenne (BCE) dont Mario Draghi.

Les indices européens devraient logiquement ouvrir en baisse dans le sillage des déboires et des nuages qui s’accumulent au-dessus du président Donald Trump. Ce dernier se doit de calmer et clarifier la situation avant qu’une (réelle) panique ne prenne place sur les marchés.

Tendance asiatique

Les indices asiatiques sont en baisse ce matin dans le sillage de la clôture des indices américaines. Il y avait pourtant de quoi se réjouir ce matin puisque le Japon a aligné un cinquième trimestre de croissance d’affilée. En détail, le PIB du Japon a augmenté de 0,5% sur la période janvier-mars par rapport aux trois mois précédents. Il s'agit donc de la plus longue période de croissance continue depuis celle connue entre début 2005 et mi-2006. Les statistiques montrent une contribution positive de la demande privée intérieure (particuliers et entreprises) et des exportations notamment. Nous notons aussi une détente du côté des devises avec la détente du Yen face au dollar notamment.

Actualité

La dette accumulée par les ménages américains a dépassé le pic atteint pendant la récession de 2008 même si la situation des emprunteurs est aujourd'hui bien meilleure, indique un rapport de la Fed de New York. Fin mars, elle s'établissait à 12.730 milliards de dollars, soit 50 milliards de plus que le record enregistré pendant le troisième trimestre 2008, indique un rapport de l'antenne new-yorkaise de la banque centrale américaine.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est dit optimiste quant à l'issue de la réunion des ministres de Finances de la zone euro, lundi à Bruxelles, pour discuter des progrès réalisés dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce et du déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

Le président iranien, Hassan Rohani, a prié le puissant corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI, pasdarans) et la milice Basij qu'il contrôle de ne pas intervenir dans l'élection présidentielle de vendredi, un avertissement inhabituel qui souligne la tension dans le pays.

La République En Marche accentue son avance avec 32% (+3) d'intentions de vote pour ses candidats au 1er tour des législatives, devant Les Républicains et le Front national en légère baisse à 19% (-1), selon un sondage Harris Interactive

Energie / Utilities   

►               EDF a annoncé que son conseil d'administration avait approuvé la création de la société EDVANCE, une opération qui finalise le rapprochement des activités d'ingénierie de l'énergéticien avec celles d'Areva NP, l'activité réacteurs d'Areva

►               Exxon Mobil a annoncé qu'il investirait 300 millions de dollars (269 millions d'euros) au cours de la prochaine décennie afin d'entrer sur le marché mexicain du carburant, ajoutant qu'il ouvrirait sa première station-service sous la marque Mobil cette année.

►               Halliburton a annoncé le départ de son PDG Dave Lesar, qui sera remplacé à partir du 1er juin par son numéro 2.

Industrie / Minières / Automobile

►               Unibail Rodamco a annoncé le succès du placement d’un milliard d’euros d’obligations

►               Responsables européens et américains se rencontreront la semaine prochaine à Washington pour discuter à nouveau de la sécurité aérienne, mais aucune extension de l'interdiction des ordinateurs portables en cabine n'a été annoncée à l'issue de leur réunion à Bruxelles

►               Le département américain de la Justice a l'intention de déposer une plainte au civil contre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) sur ses émissions polluantes dès cette semaine si aucun accord n'est conclu avec le constructeur italo-américain, a-t-on appris de deux sources proches du dossier. L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a accusé Fiat Chrysler Automobiles en janvier d'utilisation illégale d'un logiciel de manipulation des émissions polluantes des moteurs diesel de 104.000 de ses voitures et SUV à la suite d'une enquête menée dans la foulée du scandale du "dieselgate" qui a éclaté chez son concurrent Volkswagen.

►               Morgan Stanley a abaissé sa recommandation sur Schneider à "pondération en ligne" contre "surpondérer" auparavant

Informations et Technologies

►               Publicis a défendu le traitement comptable d'une indemnité transactionnelle perçue dans le cadre d'un litige avec l'éditeur allemand de logiciels SAP. Plus tôt dans la journée, L'Obs avait publié sur son site internet un article titré "Le groupe Publicis a-t-il "embelli" ses comptes ?" qui affirme que Fabrice Rémon, ancien associé de Deminor et fondateur de Gouvernance en Action, une société spécialisée dans l'éthique des affaires, a saisi l'Autorité des Marchés financiers ce mardi, au sujet du traitement comptable d'une indemnité de 150 millions d'euros (dont 130 millions en numéraire et 20 millions en crédit logiciel) reçue par le groupe de publicité dans le cadre d'un accord transactionnel signé en 2014 avec l'éditeur de logiciels SAP.

►               La Commission européenne s'apprête à sanctionner Facebook pour avoir fourni "des informations incorrectes ou trompeuses" à ses enquêteurs lors du rachat de la messagerie WhatsApp par le réseau social en 2014, selon des personnes proches du dossier. L'amende infligée par Bruxelles devrait être d'un montant "significatif" afin d'avoir valeur d'exemple pour les autres entreprises dont les fusions nécessitent un examen des autorités européennes, selon l'une des personnes proches du dossier.

►               Cisco Systems a annoncé la suppression de 1.100 emplois supplémentaires et fait état d'objectifs financiers décevants pour le dernier trimestre de son exercice fiscal 2016/17. Cette dernière annonce faisait dévisser le titre de 5,35% dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance à Wall Street concernés. Pour le trimestre débuté le 30 avril et devant clôturer fin juillet, période correspondant au quatrième trimestre de l'exercice fiscal 2016/17, Cisco table sur un bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels, référence en Amérique du nord, compris entre 60 et 62 dollars.  Le chiffre d'affaires à périmètre comparable devrait reculer dans une fourchette comprise entre 4 et 6%, soit davantage que la baisse de 2% annoncée en février. Les analystes tablaient, eux, sur un bénéfice par action aux alentours de 62 cents en moyenne et un recul de seulement 1% des revenus.

►               Google est en train de réinventer ses produits en les adaptant au "changement d'ère" de l'intelligence artificielle (IA) notamment via de nouvelles fonctionnalités de son application photo Google Lens, a affirmé son patron Sundar Pichai. "Nous assistons à un nouveau basculement dans l’informatique : le passage de l'ère du mobile à l'ère de l'IA. Cela nous contraint à ré-imaginer nos produits pour un monde qui permet une interaction plus naturelle et fluide avec la technologie", a-t-il déclaré près du campus Google de Mountain View, en Californie.

Consommation

►               Lidl, qui va ouvrir cet été ses premiers magasins aux Etats-Unis, a annoncé que ses produits seraient jusqu'à 50% moins chers que ceux de ses concurrents, déjà engagés dans une guerre des prix. "C'est le bon moment pour nous d'entrer aux Etats-Unis", a déclaré à Reuters le directeur général de la branche américaine du distributeur, Brendan Proctor, à l'occasion d'une rencontre avec la presse

►               Le chiffre d'affaires de Barilla a progressé de 2% en 2016, à la faveur de la bonne tenue de produits alimentaires dits "plus sains", comme de nouvelles pâtes aux cinq céréales ou des biscuits sans gluten. Le groupe agro-alimentaire italien, basé à Parme, a ainsi précisé que ces seuls produits avaient vu leurs ventes augmenter à deux chiffres l'an dernier, faisant ainsi nettement mieux que l'évolution du chiffre d'affaires total, ressorti à 3,4 milliards d'euros. Barilla a souligné avoir revu l'an dernier la recette des 150 produits de boulangerie afin de remplacer l'huile de palme par des huiles aux gras moins saturés, dont l'huile de tournesol. A la faveur d'un investissement de 40 millions d'euros, le groupe a également lancé 17 nouveaux produits aux céréales complètes, tout en élargissant sa gamme de produits sans gluten.

►               La banque HSBC intègre ce matin Kering dans sa liste des valeurs recommandées

Pharmaceutique

►               AB Science a annoncé que l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait émis un avis négatif concernant l'enregistrement du masitinib dans le traitement de la mastocytose indolente systémique (oncologie).

►               Roche a obtenu de premières données "encourageantes" avec son médicament expérimental CEA-TCB (RO6958688, RG7802) dans le traitement du cancer colorectal métastatique, lors d'études cliniques de phase I, a indiqué le groupe. L'immunothérapie, utilisée en troisième ligne de traitement après échec en chimiothérapie, a démontré une activité anti-tumorale "encourageante".

►               Swiss Medical Network, une filiale d'Aevis, veut racheter la clinique privée biennoise des Tilleuls. Les deux parties ont conclu un accord de transaction permettant à la clinique de rejoindre Swiss Medical Network, indique un communiqué conjoint.

La statistique du jour


 



 



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