La Morning note de Mirabaud Securities - Update de l'après-midi

mercredi, 11.01.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les chiffres de la production manufacturière en Grande-Bretagne, l’inflation au Brésil et les stocks de brut américain.

John F. Plassard*

Commentaires américains Mirabaud Securities

Les futures sur les indices américains évoluent sans tendance ce matin dans l’attente du début de la saison des résultats d’entreprises aux Etats-Unis et de la conférence de presse de Donald Trump (11h00 heure de New York). Cette réunion avec la presse sera des plus importante tout d’abord car cela fait exactement 164 jours que la dernière a eu lieu. Ensuite, plusieurs interrogations. Le nouveau président élu va-t-il annoncer la cession de certains de ses actifs financiers pour éviter un quelconque conflit d’intérêt ? Va-t-il finalement publier ses impôts comme il l’a affirmé après son élection ? Donald Trump a promis une conférence de presse « d’un nouveau genre », qu’entendait-il pas là ? A-t-il pris conscience de la tâche immense qui l’attend et sa stature a-t-elle changé (body language) ? Quelle sera sa relation avec la presse qu’il déteste littéralement ? Bref s’il y a beaucoup de questions qui se posent, il ne faudra cependant pas attendre de décisions économiques fracassantes. Donald Trump les réserve pour le 20 janvier (s’il y en a)…

En termes de prévisions, trois pays ont donné ce matin leurs pronostiques communes concernant la croissance de la zone euro pour le premier semestre 2017. Et cette croissance devrait rester morne à en croire l'Insee (France), l'Ifo (Allemagne) et l'Istat (Italie). Les trois instituts statistiques prévoient en effet une croissance de seulement 0.4% en ligne avec la croissance du 4ème trimestre 2016. Les bases de cette croissance devraient reposer sur une croissance de la consommation privée et des dépenses publiques. Élément intéressant, la hausse des salaires nominaux devraient être dynamique aussi. Une fois n’est pas coutume, les trois instituts publics mettent en garde contre les futures décisions du nouveau gouvernement … américain !

En Grande-Bretagne, les statistiques économiques positives continuent de voir le jour. Ce matin la bonne surprise concerne la production industrielle. On a appris qu’elle avait rebondi fortement de 2,1% en novembre (contre une baisse de -1.1% en octobre) sur un mois, grâce à la fin d'opérations de maintenance dans l'industrie pétrolière et à une hausse des cadences des usines pharmaceutiques. Le consensus s’attendait à une faible progression de 1% seulement. En détail, l'extraction pétrolière et gazière en mer du Nord a rebondi vigoureusement de 10,3%, grâce à la relance du vaste champ pétrolier Buzzard qui était arrêté pour maintenance depuis un moment, ainsi qu'en raison d'une hausse de la production sur d'autres champs d'hydrocarbure. L'industrie manufacturière a aussi bien contribué à la relance de la production industrielle en général, avec une progression de 1,3% favorisée notamment par un bond de 11,4% de la production dans l'industrie pharmaceutique. Les faibles températures qu’il a fait en novembre expliquent aussi le bon chiffre du jour.


Les indices américains ont fini en ordre dispersé hier soir, une sorte de copier-coller de la séance de lundi avec d’un côté une légère baisse du Dow Jones et d’un autre un nouveau record historique pour le Nasdaq (meilleure série de hausses depuis 2006 grâce au secteur des Biotechs qui monte pour la 6ème séance consécutive ce qui correspond à la meilleure série de hausses consécutives depuis juillet 2015).

Les investisseurs ont semblé prudents avant le début de la saison des résultats des entreprises américaines (JP Morgan Chase, Bank of America et Wells Fargo publieront vendredi), à 10 jours de l’investiture de Donald Trump et à la veille de la conférence de la première conférence de presse de ce dernier depuis le 8 novembre dernier.

Il y avait pourtant de quoi se réjouir au niveau macroéconomique puisqu’on a appris que le moral des entrepreneurs avait bondi en décembre, au plus haut en douze ans, selon les données de la Fédération nationale des entreprises indépendantes (NFIB).

Les cours du pétrole ont baissé sur la lancée de leur chute de la veille, les investisseurs semblant pris d'un accès général de méfiance sur les promesses de réduction de l'offre par de nombreux pays producteurs.

Au niveau des valeurs on notera la progression de General Motors (+3.7%) après avoir annoncé une prévision de bénéfice 2017 supérieure aux attentes malgré les craintes des investisseurs d'un ralentissement du marché après une année 2016 record. Valeant Pharmaceuticals a gagné près de 7% après la vente à l’Oréal de ses marques de soins pour la peau.

Au niveau des métaux, l’Or est en hausse pour la 11ème fois en 13 séances et revient à ses niveaux d’il y a 6 semaines….

Après avoir connu des bas niveaux d’il y a 1 mois face à l’euro, le dollar quant à lui s’est finalement stabilisé en fin de séance.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,376% contre 2,368% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,968% contre 2,961% précédemment.

Statistiques économiques

Il y avait hier des statistiques économiques américaines intéressantes, voici ce que nous avons relevé :

Hausse des stocks des grossistes

Les stocks des grossistes ont augmenté plus qu'estimé en novembre aux Etats-Unis, affichant leur plus forte hausse depuis deux ans. En détail, les stocks des grossistes ont progressé de 1%, après une baisse de 0,1% en octobre. Cette hausse, la plus forte depuis novembre 2014, est supérieure à celle de 0,9% estimée le mois dernier.

La composante des stocks des grossistes entrant dans le calcul du PIB a progressé de 0,7% en novembre. Les stocks ont contribué à hauteur de 0,5 point de pourcentage à la croissance de 3,5% du troisième trimestre après un impact négatif sur la période avril-juin.

En novembre, les stocks de gros des produits agricoles ont augmenté de 5%, après une hausse de 2,9% en octobre. Les stocks des produits pétroliers ont enregistré une hausse de 2,7% et ceux des concessionnaires automobiles de 3,2%. Le même mois, les stocks des machines ont eux baissé de 0,2%.

Les ventes des grossistes ont augmenté de 0,4% en novembre après une hausse de 1,1% en octobre. Les ventes de machines (+1,3%) et d'automobiles (+0,5%) ont largement contribué à ce résultat. Pour les férus de statistiques on note qu’au rythme des ventes de novembre, il faudrait 1,32 mois aux grossistes pour épuiser leurs stocks, contre 1,31 mois en octobre.

Le Jolts un peu moins bon qu’attendu

Selon le rapport du jour du Département américain au travail, les ouvertures de postes (le rapport préféré de la présidente Janet Yellen nommé JOLT) pour le mois de novembre 2016 aux États-Unis se sont établies au nombre de 5,52 millions, contre 5,59 millions de consensus de place et 5,45 millions pour la lecture révisée du mois antérieur.

Attention au franc suisse

Si on vous parle beaucoup de l’évolution des devises ces derniers temps en citant le Yuan, la Lire turque, la livre sterling ou le Peso Mexicain, la pression pourrait aussi se faire de plus en plus forte sur le franc suisse.

La faute au Trésor américain qui a mis en fin d’année passée la Suisse sur une liste des possibles manipulateurs de devises (avec la Chine, le Japon, la Corée, Taïwan et l'Allemagne) !

En cause, les interventions de la Banque nationale suisse (BNS) pour affaiblir la force du franc. Le trésor américain estime en effet qu’il y a des signes de manipulation dans le cours des devises. Pour rentrer sur cette fameuse « liste rouge » il convient de respecter trois critères du Trésor américain :

  • Un excédent dans les comptes
  • Une intervention dans les devises
  • Un excédent d'exportation vers les Etats-Unis

La Suisse en respecte actuellement deux (les deux premiers). Rappelons que pour affaiblir le franc suisse, la Banque nationale suisse (BNS) achète des devises étrangères.

Le Trésor américain incite entre autres la BNS à être plus transparente et à publier toutes les données relatives aux interventions. Ce que l’institution suisse se targue de déjà faire….

Si le rapport publié par le Trésor américain n’a aucune influence pour l’instant sur la politique commerciale internationales des Etats-Unis, la Suisse se trouve sous la menace de sanctions (potentiel arrêt des relations bilatérales, dénonciation au FMI, restrictions des relations économiques avec les Etats-Unis). Ce d’autant plus qu’un nouveau gouvernement « protectionniste » prendra place le 20 janvier prochain.

Rappelons que la Chine quant à elle respecte actuellement seulement un critère (le troisième) et que le gouvernement américain menace le pays bien (sur le sujet de la manipulation de devises) plus violemment que la Suisse.

Il ne faut donc pas sous-estimer cette menace qui pèse sur la Suisse et qui pourrait potentiellement forcer la BNS à laisser « flotter » un peu plus sa devise. Ce qui en définitive se traduirait par le renforcement du franc suisse face à un panier de devises.

On reparle de nouveau du Nairu

Même s’il est un membre non votant cette année, les propos du président de la Fed de Boston Eric Rosengreen ont de quoi faire réfléchir.

Nous vous en parlions déjà hier, ce dernier a déclaré que sans nouvelles hausses graduelles des taux d'intérêt, on pourrait craindre que le taux de chômage ne passe sous son niveau soutenable sur le long terme et qu'en conséquence l'inflation dépasse l'objectif de 2% de la réserve fédérale américaine (Fed).

Bref qu’il y ait une relation empirique négative (relation décroissante) entre le taux de chômage et l'inflation.

Si on connaissait la fameuse courbe de Phillips dont nous vous parlons souvent (pour mémoire Alban William Philips a mis en évidence en 1958 l’existence d’une relation inverse entre le taux de chômage et la croissance des salaires nominaux en Grande-Bretagne, de 1861 à 1957), il s’agit aujourd’hui de déterminer si on est passé sous le Nairu.

Définition

Décrié par certains économistes, la détermination du Nairu aux Etats-Unis s’avère indispensable pour calculer le nombre de futures hausses des taux d’intérêt directeurs américains qui y aura en 2017.

Le taux de chômage naturel, ou d'équilibre, est le taux de chômage au-dessous duquel on ne peut descendre sans entraîner une hausse des prix, notamment parce que le pouvoir de négociation des salariés se renforce.

Il s'agit du Nairu (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment) soit le taux de chômage en dessous duquel il y a augmentation de l'inflation. Le concept fait son apparition à la suite des thèses de Milton Friedman.

Comme le chômage traduit un mauvais fonctionnement du marché du travail, il existerait pour chaque pays, un niveau de chômage « naturel » reflétant la qualité du marché du travail.

Exemple

Tout comme nous le rappelons dans notre concept propriétaire de L’élasticité de l’acceptation, il y a une élasticité au concept du Nairu.

Dans le cas français, on a pu estimer au tournant des années 2000, que faire baisser le chômage au-dessous de 8% devrait générer des tensions inflationnistes. Le cas danois est à l’opposé : la courbe est quasi-plate. Ce qui veut dire que l’inflation ne tend pas à augmenter lorsque le chômage baisse. Le marché danois serait donc très efficace dans son brassage permanent des travailleurs.

Décrié à cause de certaines anomalies

Le cas concret que reprennent les économistes pour contredire le concept du Nairu remonte au début des années 1990. Entre 1992 et 2000 plus précisément où on a pu noter que les Etats Unis avaient vu leur taux de chômage osciller entre 3.9 et 6.8%, avec une hausse des prix de 2.1% en moyenne, alors que le NAIRU était traditionnellement estimé à 6%. Cette « anomalie » était cependant expliquée par un nouveau cycle économique américain basée sur une dérèglementation du marché intérieur et une situation démographique inédite (diminution du poids des jeunes dans la population active).

Quel est le taux du Nairu ?

Début 2015, un sondage publié par le Wall Street Journal relevait que le taux du Nairu était de 5.1% alors que le taux de chômage était de 5.7%. À l’époque, les membres de la Fed surveillaient de près ce taux car le chômage baissait très rapidement (6.6% un an auparavant).

Cependant, ce cycle monétaire était différent (pas encore de hausse de taux par exemple) qu’il ne l’est aujourd’hui. Il est donc logique qu’aujourd’hui le Nairu soit plus bas que celui projeté il y a deux ans.

Aujourd’hui, il semble que nous ne soyons pas si loin du Nairu aux Etats-Unis, d’autant plus si on observe la relation inversée (et souvent exacte) des prévisions de hausses des salaires des PME. Au-delà de l’exagération connue à la fin 2015, nous nous situons maintenant à des niveaux de 2008, juste avant la crise financière.

La tendance risque par ailleurs de se confirmer suite à la publications d’un pic de 2004 de l'optimisme des petites et moyennes entreprises aux Etats-Unis en décembre. Les patrons anticipant une amélioration des conditions économiques alors que Barack Obama s'apprête à passer la main à Donald Trump à la Maison Blanche.

L'indice de confiance mesuré par la National Federation of Independent Businesses (NFIB), l'association américaine du secteur, s'est élevé à 105,8 en décembre contre 98,4 le mois précédent, selon des chiffres parus hier. La publication a largement dépassé les prévisions du consensus qui s'attendait à un indice de 99,7 sur le mois.

Lors de la hausse des taux d’intérêt en décembre 2016, les membres du FOMC estimaient le taux du Nairu entre 4.5 et 5% avec une moyenne de 4.8%.

Conclusion

Les propos de Eric Rosengreen ne doivent en tout cas pas être minimisés car ils signalent que nous serions proche du taux de chômage au-dessous duquel on ne peut descendre sans entraîner une hausse des prix (le Nairu). Si on additionne à cela la hausse du prix du baril de pétrole et les promesses de relances de Donald Trump, on ne peut nier aujourd’hui que le taux d’inflation pourrait progresser beaucoup plus rapidement que ne l’escompte le consensus. Avec l’incidence sur les taux que cela pourrait avoir….

Aujourd’hui

Aujourd’hui il faudra compter sur les chiffres de la production manufacturière en Grande-Bretagne, l’inflation au Brésil et les stocks de brut américain.

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage de la terne clôture des indices américains. Les investisseurs seront cependant attentifs à la première conférence de presse du président élu Donal Trump depuis le 8 novembre 2016.

Tendance asiatique

Attentiste. Tel pourrait être le terme qui résume les indices asiatiques ce matin. Satisfait du nouveau record pour le Nasdaq mais attentistes avant plusieurs indicateurs économiques chinois (masse monétaire, nouveaux prêts, …), avant le discours de Donald Trump, avant l’arrivée au pouvoir de ce dernier et avant le début de la saison des résultats d’entreprises américaines. Le Nikkei tente un rebond ce matin malgré le raffermissement du Yen face au dollar.

Actualité

La Banque mondiale a légèrement abaissé ses prévisions de croissance sur le globe sur fond d'"incertitude croissante" entourant la politique économique de la future administration Trump. Le PIB mondial devrait progresser cette année de 2,7%, en accélération par rapport aux 2,3% de 2016 mais en retrait de 0,1 point par rapport aux prévisions de juin dernier, indique le l'institution dans son rapport semestriel sur la conjoncture.

Le Mouvement 5 Etoiles, parti populiste et eurosceptique italien, est revenu sur sa décision de mettre fin à son alliance avec le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni, a indiqué Nigel Farage, le fondateur de l'UKIP. Ce revirement de la formation de Beppe Grillo fait suite au refus opposé à la proposition du M5S par l'alliance des libéraux (ALDE) conduite par l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt connue pour ses positions pro-européennes fédéralistes.

L'Iran a décidé de jouer l'apaisement et de ne pas s'engager dans un bras de fer avec les Etats-Unis sur la prolongation des sanctions américaines contre la république islamique en dépit de l'accord sur le contrôle de son programme nucléaire signé en 2015.

Energie / Utilities    

►               Suez a annoncé avoir signé avec un Rubicon un partenariat stratégique. Le groupe a récemment participé au tour de table de Rubicon, qui a permis de lever plus de 50 millions de dollars. Cette société s'appuie sur la technologie du cloud pour proposer des services de collecte et de recyclage. Elle aide les professionnels ainsi que les collectivités à optimiser leur chaîne de gestion des déchets, en identifiant les axes d'amélioration et les sources d'économie inefficacités, mais aussi à développer des méthodes innovantes pour diminuer, valoriser et recycler leurs rebuts.

►               L'Agence des participations de l'Etat (APE) a annoncé avoir engagé la cession d'une participation de 3,7% au capital d'Engie, une opération qui pourrait rapporter plus d'un milliard d'euros à l'Etat français et aider au financement de la filière nucléaire.

►               Le régulateur nucléaire américain a dévoilé hier soir la liste des réacteurs situés sur son territoire contenant des éléments fabriqués par la forge Areva du Creusot, conformément à ce qu'il s'était engagé à faire. Le discours des autorités américaines se veut rassurant, puisque la NRC se dit confiante quant à la qualité des pièces et ne voit pas de menace sur la sûreté des installations.

Prix du baril

Le prix du baril de pétrole tente un rebond ce matin en Asie après 2 séances littéralement catastrophiques. La hausse n’est cependant pas convaincante.

Industrie / Minières / Automobile

►               Volkswagen a annoncé avoir négocié avec le ministère américain de la Justice un projet d'accord de règlement au civil et au pénal pour 4,3 milliards de dollars dans l'affaire de fraude aux émissions polluantes de ses moteurs diesel. Le projet d'accord, qui marquerait une nouvelle étape dans le processus engagé par le constructeur pour tourner la page du "Dieselgate", est soumis à l'approbation du conseil d'administration et du conseil de surveillance qui l'étudieront dès aujourd’hui.

►               Volkswagen a annoncé avoir vendu 10,3 millions de véhicules l'an dernier, ce qui devrait hisser le groupe allemand au rang de premier constructeur automobile mondial en termes de ventes, devant le japonais Toyota Motor. Volkswagen a vu les ventes mondiales de l'ensemble de ses marques croître de 3,8% en 2016, en dépit du scandale de ses moteurs diesel truqués et d'une conjoncture économique dégradée sur les marchés émergents. Au seul mois de décembre, les ventes du groupe ont bondi de 12%, à 933.300 voitures. C'est en Chine que Volkswagen a connu la plus forte croissance l'an dernier, avec des ventes en hausse de 12,2%, à 3,98 millions de véhicules. Pour la première fois, la Chine a représenté la moitié des ventes mondiales de la marque Volkswagen.

►               General Motors a déclaré que son bénéfice avant impôts pour l'exercice 2017 devrait être supérieur à celui attendu pour 2016. Le constructeur automobile américain a par ailleurs indiqué que son conseil d'administration avait approuvé un programme de rachats d'actions de 5 milliards de dollars, sur la base des "perspectives robustes" du groupe. Cet optimisme repose sur la très bonne tenue de l'activité de General Motors en Amérique du Nord, tirée par les ventes de pick-ups, de SUV (sport utility vehicles) et de crossovers, ainsi que sur la résistance de la demande en Chine et sur une réduction des coûts provenant notamment d'une rationalisation de la logistique.

►               Ford a annoncé le versement d'un dividende exceptionnel au titre de son exercice 2016 et a indiqué viser une amélioration de sa rentabilité en 2018. Dans un communiqué publié après la clôture de la Bourse de New York et en amont d'une conférence-investisseurs organisée à Detroit par Deutsche Bank, le constructeur automobile américain a confirmé tabler sur un bénéfice avant impôts ajusté de l'ordre de 10,2 milliards de dollars pour 2016.

►               Airbus a décroché une commande de 3,8 milliards de dollars auprès de la société américaine de leasing Aviation Capital Group (ACG) et pourrait remporter une autre commande de l'ordre de quatre milliards de dollars auprès de la Bank of Communications Financial Leasing, basée à Shanghai. L'annonce de cette dernière commande, qui porte sur 42 appareils monocouloirs, pourrait être faite à l'occasion de la conférence de presse organisée par le constructeur sur le bilan de ses commandes et livraisons 2016.

►               Après sa reprise par le groupe chinois HNA, Gategroup a été libéré de certaines obligations liées au maintien de la cotation. SIX Regulation a accordé diverses dérogations limitées dans le temps, dérogations qui entrent en vigueur immédiatement

►               Sika a acquis l'autrichien Bitbau Dörr, spécialisé dans les systèmes d'étanchéité. Les autorités de la concurrence doivent encore donner leur feu vert à la transaction. L'entreprise reprise compte 85 collaborateurs et a généré un chiffre d'affaires de 50 mio CHF au cours du dernier exercice, indique le groupe.

►               Le vainqueur du méga-contrat du RER nouvelle génération sera révélé aujourd’hui, le consortium Alstom-Bombardier s'apprêtant à emporter la mise puisque son unique rival, l'espagnol CAF, a été éliminé fin octobre. Ce contrat pour le RER nouvelle génération (RER NG), qui équipera les lignes E et D du RER, est l'un des plus importants dans l'histoire du rail français. Il porte sur la fourniture de 255 trains maximum, pour un montant pouvant aller jusqu'à 3,7 milliards d'euros, financés intégralement par le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif).

►               Clariant et son partenaire KBR ont décroché en Indonésie une commande pour équiper en solutions de catalyse deux usines de production d'ammoniac. Le chimiste suisse fournira les catalyseurs, tandis que le bureau d'ingénierie américain fournira les technologies de traitement.

►               Bouygues Construction a annoncé qu'EDF avait confié à sa filiale Bouygues Travaux Publics et au groupe britannique Laing O'Rourke la construction des bâtiments qui abriteront les deux réacteurs nucléaires EPR d'Hinkley Point C au Royaume-Uni. Ce contrat représente un montant de plus de 1,7 milliard d'euros pour la part revenant à Bouygues Construction, précise la filiale du groupe Bouygues dans un communiqué.

Financières

►               Monte dei Paschi di Siena soumettra son nouveau plan à la Banque centrale européenne (BCE) dans les prochaines semaines, a déclaré le Trésor italien. Rome se prépare à injecter 6,5 milliards d'euros pour sauver la banque toscane en difficulté. Le ministre de l'Economie Pier Carlo Padoan a rencontré les principaux responsables de la troisième banque italienne pour discuter du plan.

►               Helvetia Assurances va lancer son propre Venture Fund en vue d'investir dans des start-ups. Ce fonds sera sous la responsabilité du service Digital Ventures nouvellement créé et rattaché au Développement d'entreprise, qui sera dirigé à l'avenir par Martin Tschopp.

Informations et Technologies

►               La Commission du commerce international (ITC) a décidé d'imposer de lourds droits de douane sur certaines machines à laver importées de Chine à vil prix, étant arrivé à la conclusion qu'elles pénalisaient l'industrie américaine. Des droits de douane pouvant aller jusqu'à 52,5% seront imposés sur ces produits à la suite de cette décision. Le département américain du Commerce avait jugé en décembre que certaines machines à laver étaient importées de Chine à des prix inférieurs à leur prix de revient. Une enquête avait été ouverte à la suite d'une plainte du groupe Whirlpool visant les importations de machines à laver fabriquées en Chine par les coréens Samsung Electronics et LG Electronics.

►               Gemalto fournit à BNP Paribas, l'un des premiers groupes bancaires d'Europe, sa solution hautement sécurisée Mobile Protector afin d'assurer la protection de Wa!, un portefeuille mobile innovant, multi-marque et omni-canal qui permet de régler ses courses tout en prenant en charge les coupons de réduction et les cartes de fidélité.

Consommation

►               Wal-Mart Stores prépare une nouvelle série de suppressions de postes au sein de son siège américain avant la fin du mois, selon des personnes proches du dossier. Le premier distributeur mondial prévoit de supprimer des centaines de postes avant la fin de l'année fiscale, le 31 janvier, au sein de son siège et de ses équipes d'administration sur le plan régional, ont indiqué ces personnes.

Pharmaceutique

►               Roche a fait l'acquisition de l'entreprise américaine ForSight VISION4. Cette biotech en mains privées est spécialisée dans le traitement des décollements de la rétine. Au terme de l'accord, roche va effectuer un paiement anticipé et d'autres paiements selon le développement et le franchissement d'étapes commerciales, a indiqué ForSight, dans un communiqué. Le montant de la transaction n'est pas révélé.

►               Galenica acquiert le grossiste en propharmacie Pharmapool pour 27,9 mio CHF. La transaction a été exécutée début janvier par le biais de Galexis, le grossiste de Galenica, a indiqué le groupe

La statistique du jour

* Mirabaud Securities LLP


 

 


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