Bondpartners impacté par les effets de changes

jeudi, 16.07.2015

La société financière basée à Lausanne affiche une perte comptable de 1,8 million sur six mois. Contre un bénéfice de 1,7 millions sur la même période de 2014.

Bondpartners à Lausanne a enregistré une perte comptable de 1,8 million de francs pour les 6 premiers mois de l’année sous revue, principalement suite au désarrimage de l’euro en janvier dernier. Hormis l’effet négatif provoqué par la hausse sensible du franc suisse, les produits sont en ligne avec ceux de l’année précédente et le bilan continue de présenter des fondements extrêmement solides qui confortent la résilience de la société, selon un communiqué diffusé jeudi.

Le premier semestre a été caractérisé par un recul des volumes traités, accompagné toutefois d’une hausse notable des marges opérationnelles, alors que le déficit de liquidité des marchés obligataires s’est poursuivi et que la volatilité a effectué un retour remarqué tant sur les emprunts que sur les actions.

La croissance a ralenti dans les pays émergeants et s’est accélérée dans les pays développés. Les événements en Grèce ainsi que le rééquilibrage de l’économie chinoise, parmi d’autres aléas, ont rythmé les marchés et accentué momentanément l’instabilité.

Les comptes individuels sont présentés pour la première selon les normes PCB/FINMA.

En détail, la société-mère a affiché, pour compte du premier semestre de 2015, une perte comptable nette de 1,8 millions (vs un gain de 1,7 millions pour les 6 premiers mois de 2014). Toujours en comparaison avec le premier semestre 2014, le total du bilan statutaire a reculé de 22% à 136,89 millions, essentiellement en raison de la diminution des opérations en suspens/chevauchement et de la réduction des comptes courants à vue de la clientèle non bancaire.

Le bilan est composé à raison de 93% d’actifs circulants (chiffre stable par rapport aux périodes antérieures), à savoir cash et créances sur les banques (60,36 millions, -32%), créances sur la

clientèle (13,24 millions, -34%) et portefeuilles titres à l’exclusion des actions propres (53,68 millions, -7%). Les fonds étrangers, quant à eux, atteignent près de 55,82 millions (-39%). Les engagements, peu importe leurs échéances, sont couverts près de 2,3x par les actifs circulants.

Sur le plan des fonds propres individuels, leur total s’établit à 72,14 millions (-4%) et représente 53% du bilan après déduction de la réserve pour propres actions et de celle pour impôts latents.

A ce sujet, les réserves pour risques bancaires généraux se montent à près de 34,76 millions (-2%), alors que les autres réserves s’élèvent à 33,8 millions (+3%). Les fonds propres apparents par action s’élèvent ainsi à plus de 1310 francs.

L’adéquation des fonds propres individuels (ratio de solvabilité/Tier 1) s’élève à 37,8%, pourcentage en ligne avec les périodes précédentes. Les fonds propres nécessaires sont couverts près de 5x par les fonds propres déterminants.

Au chapitre des comptes de résultat, les produits globaux des opérations d’intérêts s’élèvent à 1,24 million (-4%) et ceux des opérations de commissions à 1,08 million (+15%). Les produits des opérations sur titres (négoce et immobilisations financières), ainsi que les évaluations des positions détenues pour compte propre ont avancé de 9% à 3,61 millions alors que le résultat de change s’inscrivait fortement en négatif à -4,20 millions (vs un gain de 0,27 million pour le premier semestre de 2014). Les frais d’exploitation sont restés contenus à 3,33 millions (-3%).

Selon le communiqué, l’évolution du premier semestre de 2015 a été évidemment fortement marquée par la décision de la BNS, mi-janvier, d’abandonner le cours plancher contre euro et d’accentuer sa politique de taux d’intérêt négatifs. Elle a été également influencée par le programme d’assouplissement quantitatif de la BCE ainsi que par le momentum et les modalités du cycle plus ou moins imminent de relèvement des taux par la Fed. Hormis les événements géopolitiques qui ont continué d’agiter ce début d’année et la poursuite de la tragédie grecque, l’interventionnisme des banques centrales ont eu et auront encore des répercussions importantes sur les cours de change, sur les positions propres et sur l’activité transactionnelle de BPL. Les marchés des obligations et des actions ont connu une recrudescence de la volatilité, les prévisions sont dès lors difficiles à établir pour le reste de l’exercice. Par ailleurs, c’est dans ces circonstances que les réserves importantes dont dispose la Société prennent tout leur sens.

L’action au porteur de Bondpartners a été décotée du segment domestique de SIX et le négoce a débuté comme prévu le 8 juillet dernier à l’OTC-X de la BEKB. En outre trois nouveaux directeurs ont été nommés par le conseil d’administration.





 
 
 

AGEFI

Rafraîchir cache: Ctrl+F5 ou Wiki



...