ivg immobilien (ivg gr)
IVG Immobilien, baron allemand de la pierre européenne spécialisé dans le créneau commercial, a tenu sur ses fondations au premier trimestre. Malgré un effondrement de 65%, son bénéfice net de 12,1 millions d’euros (19,72 millions de francs) a battu d’une longueur les attentes des analystes. Dotée d’un riche portefeuille de 4 millions de mètre carrés, cette société basée à Bonn a amélioré ses ventes de 65% à 172 millions d’euros, grâce à un ensemble de compétences très diversifiées, en conception, gestion, promotion, financement, location et marketing. Victime, peut-être provisoirement, de la crise financière, le propriétaire de la tour Gherkin à Londres tente par tous les moyens de réduire sa dette et lance un programme de réduction des coûts pour séduire les investisseurs. Cela marche! Une large majorité d’analystes, sondés par Bloomberg, recommande d’acheter. Dresdner Kleinwort a fixé un objectif de cours à 32,30 euros, soit une croissance potentielle de 85% sur 12 mois. Et le titre grimpe. Hier, à Francfort, il a encore raflé 2,18% à 17,37 euros. françois Othenin-girard
toyota (7203 jp)
Toyota fait du yo-yo. Le deuxième constructeur automobile mondial a annoncé hier un bénéfice net et des ventes record pour l’exercice 2007 - 2008. Le premier a grimpé de 4,5% à 1717,88 milliards de yens (17,8 milliards de francs), pour un bond du chiffre d’affaires de 9,8% à 26.289,24 milliards de yen (272,8 milliards de francs). Mais Toyota a indiqué s’attendre à une baisse de 27,2% de son bénéfice net en 2008 - 2009, à cause de ventes américaines en recul et de l’appréciation du yen. Un pessimisme que partagent d’ailleurs ses rivaux Honda et Mazda. La tendance est déjà enclenchée. Au dernier trimestre de l’exercice 2007 - 2008 achevé en mars, le bénéfice net a reculé de 28% – son premier recul en 3 ans –pour des ventes en hausse de 3,8%. Mais le constructeur mérite la confiance. Il a su diversifier son exposition géographique, délaissant les marchés matures (Japon, Europe occidentale, Etats-Unis) au profit de zones comme la Chine. Ses réserves de cash lui permettront de lancer des programmes de rachat d’actions et le titre se traite actuellement à un plus bas depuis 5 ans. sébastien ruche
Inbev (inb bb)
Le premier trimestre du principal brasseur du monde a été encore pire qu’anticipé. La hausse de prix des matières premières a pesé sur les marges du groupe belgo-brésilien, tout particulièrement en Europe. Et les fortes pluies au Brésil ont fait retomber la soif sur ce marché (-1,9%), qui compte pour plus du tiers du volume de production du groupe. Par rapport à l’année précédente, le bénéfice net de 249 millions d’euros est en recul de 11%. Il paraît d’ores et déjà difficile d’égaler une année 2007 exceptionnelle pour InBev, même si le groupe s’attend à une reprise de la croissance au Brésil. Son potentiel de réduction des coûts par la création de synergies liées à de nouvelles acquisitions paraît limité. Pour rétablir les marges, il entend augmenter ce mois les prix au Royaume-Uni et en Allemagne. Et au deuxième semestre, InBev devrait profiter de l’appréciation du Real. L’action ayant dévissé à partir d’octobre 2007 (elle a encore plongé de 5,87% à 49,89 euros hier), elle pourrait désormais bien être plus sensible aux bonnes nouvelles.
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