Spécialisée dans le développement de médicaments donneurs d’oxyde nitrique, la société biopharmaceutique NicOx, tarde à se faire une place. L’échec en phase 2 sur le composé PF-03187207 (actif contre l’hypertension oculaire) des études menées par Pfizer sur ce même produit a eu l’effet d’une douche froide sur le titre, mercredi dernier. Coté à l’Euronext, l’action a perdu 30% de sa valeur en un jour. Elle s’échangeait à 18,60 euros, hier. Une étape difficile pour la société azuréenne. La valorisation de la société atteint 513,57 millions d’euros. Pfizer, qui détient 2,85% des parts, a néanmoins annoncé continuer sa collaboration avec Nicox. «La société française ne présente pas encore de chiffre d’affaires récurrents faute de résultats. Ses revenus proviennent de différents partenariats. L’arrêt de la dernière étude démontre que les perspectives restent intéressantes pour l’entreprise, mais pas sans risque», a commenté Laurent Flamme, analyste chez Crédit Agricole-Cheuvreux. Jusqu’en 2009, un accord chiffré à 102 millions d’euros lie le géant américain Pfizer à Nicox. D’autres médicaments développés par la société basée à Sophia-Anapolis sont en phase 2 et 3 de développement (concernant l’arthrose, les pathologies cardiovasculaires, ou le glaucome). Les résultats de son puissant agent anti-inflammatoire, le Naproxcinod, sont attendus au courant du troisième trimestre 2008. (-JN)
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