sébastien ruche
À quoi peut bien servir une plate-forme censée aider les fusions entre gérants indépendants, alors que le mouvement, annoncé depuis une quinzaine d'années, ne s'est toujours pas concrétisé? «À créer des liens entre les indépendants», répond Olivier Collombin, responsable du département gérants indépendants chez Lombard Odier et responsable de la plate-forme e-merging. Une plate-forme qui, «paradoxalement, aidera peut-être les gérants de fortune indépendants à ne pas fusionner».
Mis en ligne au printemps 2009, le site Internet créé par Lombard Odier reposait au départ sur une réflexion autour du rapprochement entre gérants de fortune indépendants (GFI). Avant de s'élargir à d'autres domaines, pour exploiter la viralité offerte par les réseaux sociaux.
Car c'est d'une base de données sociale qu'il s'agit, et non d'une plateforme de gestion comme celle de Sodi par exemple. Provenant de 20 pays, les 330 membres d'e-merging gèrent ou conseillent près de 140 milliards de francs d'actifs.
Ils ont répondu à 50 questions sur leur modèle d'affaires (typologie de leur clientèle, stratégie d'entreprise, masse salariale, politique face aux rétrocessions, part...