Après une année 2009 encore marquée par les craintes et les menaces sur le secret bancaire, le private banking s'est résolument orienté vers les nouvelles opportunités surgies de la nouvelle donne internationale. Dans le cadre de la neuvième édition de l'European Privat Banking Summit qui s'est ouvert mercredi sur les rives du lac de Zurich. Premier constat encourageant de Stefan James Lang, fondateur et associé responsable de l'European Economic Research Institute: «Même si la Suisse a perdu un peu de son lustre pour les grandes fortunes, en termes relatifs, son attrait sort rehaussé en tant que place financière internationale». Du moins pour une clientèle potentielle allemande invitée à s'exprimer par rapport à la situation prévalant sur son marché domestique, marqué par une remise en question de la protection de la sphère privée. Sur la base d'une enquête réalisée directement auprès des grandes fortunes, et non pas auprès d'experts comme pour d'autres études. Un constat confirmé a contrario par le fait que les mêmes questions posées aux millionnaires autrichiens ne font pas apparaître un tel avantage pour la place financière suisse, «parce que l'Autriche peut s'appuyer sur un secret bancaire qui fonctionne» selon Stefan James...