C'est le réflexe le plus classique des investisseurs. Face à l'inconnu, il faut trouver refuge dans les classes d'actifs réputées sûres, passer des actions aux obligations. La période actuelle marquée par la crainte d'une double récession et le scénario de déflation, avec des prix obligataires poussant les taux à des pourcentages d'une faiblesse extrême, en livre le reflet le plus parfait. Mais il crée une situation inédite. Personne ne semble vouloir s'interroger sur le risque de ne pas atteindre l'objectif de performance en investissant maintenant dans des titres à revenu fixe. Ce n'est pourtant même plus un risque, mais une quasi-certitude, les coupons des obligations à dix ans ne compensant probablement même pas le renchérisssement. Sans parler des autres risques menaçant les investisseurs en quête de sécurité. Le rendement à plus longue échéance a de très fortes chances d'être négatif. La prochaine grande déception sur les marchés paraît déjà programmée.
D'un autre côté, la capitalisation des marchés actions mondiaux atteint juste les deux tiers du plafond de fin octobre 2007. Accrochés à leurs réflexes face à l'inconnu, les investisseurs hésitent toujours à revenir...