Berne reste sourd à l’appel des vendeurs d’innovation

SUBVENTIONS. Les prestataires de services R&D pour des tiers s’estiment lésés par rapport aux hautes écoles.

Les vendeurs d'innovation ont prêché dans le désert: le Conseil fédéral ne fait pas mine de revoir sa politique de subventions dans leur direction. Le gouvernement a pris acte, hier, des résultats de la consultation sur la nouvelle loi sur l'encouragement de la recherche et de l'innovation. Objectif: préciser les modalités d'intervention de la CTI, l'agence de la Confédération pour la promotion de l'innovation, qui subventionne des projets issus de partenariats entre entreprises et hautes écoles.
Pour l'heure, seuls les établissements de recherche à but non commercial peuvent bénéficier d'un soutien financier. Au grand dam des prestataires privés de services R&D pour des tiers. Au début de l'année, dix entreprises suisses ont lancé la plateforme GWFI («Gruppe für mehr Wettbewerb in Forschung und Innovation») pour défendre leurs intérêts. On y trouve l'entreprise biennoise Creaholic, Sulzer Innotec ou encore Noser Engineering, filiale du groupe informatique créé par le conseiller national zurichois Ruedi Noser.
Le GWFI exige que tous les prestataires de R&D soient placés sur un pied d'égalité lors de l'allocation de fonds d'encouragement, l'objectif étant de garantir une «concurrence équitable». «Pour l'heure, les instituts...

espace abonné : Connectez vous pour lire la suite.

Login et mot de passe