Vendredi 27 janvier 2012 | Page 1
Le rally de début d’exercice impressionne et déconcerte
Marchés actions. Les hausses ont déjà déjoué tous les pronostics Corrections inévitables mais tendance avérée.philippe rey
Les marchés actions paraissent très encourageants depuis le début de l'année. L'indice S&P 500, déjà bien disposé en 2011 (relativement aux autres), enregistre une hausse d'environ 5%. L'indice allemand DAX n'est pas loin des 10%, ce qui est supérieur au rendement total moyen historique et annuel. Celui-ci est de l'ordre de 6% à 7%, et atteignable à condition d'entrer sur un niveau attractif (c'est-à-dire pas au sommet d'un rebond). De toute évidence, les marchés ne pourront guère continuer longtemps à ce rythme. Une consolidation est attendue. Il est vrai que l'année dernière a été mauvaise (sauf pour les indices américains). Il est normal qu'un meilleur exercice lui succède. Et, sauf élément exogène nouveau et important, il y a une forte probabilité que les indices réalisent une performance positive en 2012.
En fait, les marchés actions ont déjà amorcé leur hausse depuis plusieurs mois, après avoir touché le fond l'été dernier. Soit au début août, en pleine panique liée aux problèmes de la zone euro et à la guerre des nerfs entre démocrates républicains concernant l'approbation du budget américain. Cette reprise n'a tout simplement pas été suffisante pour permettre d'achever l'année 2011 avec un gain, en particulier sur le marché suisse.
Les investisseurs sceptiques, restés à l'écart des actions, sont aujourd'hui tentés de prendre le train en marche, par nécessité ou mimétisme. La hausse alimente ainsi la hausse. Il y a aussi beaucoup de liquidités, et ce sont elles qui soutiennent les marchés. Dans le même temps, la volatilité et les corrélations s'avèrent relativement faibles, contrairement à 2011, ce qui attire inévitablement des institutionnels soumis à ce genre de paramètre. Enfin, les taux d'intérêt sont bas, alors que le sentiment à l'égard des marchés et la dynamique de ces derniers s'améliorent. C'est dire si tous les facteurs de soutien se sont mis en place. Il faudrait beaucoup de vents contraires du côté politique pour qu'ils ne parviennent pas à agir.


