vendredi 24 octobre 2014 // 09:10

La position de Gestrust

AFFAIRE BALKANY. Le directeur de la fiduciaire de Genève mise en cause dans le scandale politique en France réagit.

 

Gestrust, la fiduciaire que vous dirigez à Genève, est mis en cause en France dans l’affaire Balkany. On lui reproche d’avoir ouvert et géré des comptes pour y enregistrer des fonds frauduleux. Quelle est votre position?

 

Marc Angst: Nous démentons formellement ces accusations. Il convient de revenir rapidement sur la chronologie de ce dossier. Notre client et interlocuteur a toujours été Jean-Pierre Aubry. Lorsqu’il s’est présenté à nous, en 2009, nous ignorions totalement qu’il était le bras droit d’un dénommé Balkany dont nous n’avions d’ailleurs jamais entendu parler. Notre compliance a néanmoins effectué les vérifications d’usage selon la Loi sur le blanchiment d’argent (LBA) et les dispositions sur les personnes exposées politiquement. Ayant fait les choses dans les règles de l’art, nous sommes étonnés et surtout très contrariés que notre probité soit mise en cause par certains media.

 

Et cela n’a rien donné? Vous n’avez pas eu de soupçons?

 

Non, après nos vérifications nous n’avions aucune raison de douter que notre client était le véritable propriétaire des actifs destinés à acquérir une propriété à Marrakech. Ce n’est que quatre ans plus tard, en décembre 2013, qu’un article de Mediapart nous a alertés sur la possibilité que Monsieur Aubry ait agi pour le compte de Monsieur Balkany. Nous avons immédiatement, et conformément à nos obligations légales, fait un signalement au Bureau des communications en matière de blanchiment (MROS). Nous avons également fait des recherches. Nous avons fait plusieurs communications au MROS, qui ont été également documentées. Nous n’avons rien à nous reprocher, et tant notre gestion de ce dossier que les conditions dans lesquelles nous avons procédé à cette dénonciation en témoignent.

 

Comment se fait-il que votre collaboratrice Diana Brush ait été appréhendée en France?

 

Curieusement, il semble que la dénonciation que nous avons effectuée en janvier 2014 n’ait pas été transmise par les autorités suisses à leurs homologues français. C’est dans ce contexte que Diana Brush, qui a une résidence secondaire en France, a été entendue. Elle a pu apporter aux services d’enquêtes tous les éléments utiles et les informer de cette dénonciation qu’ils semblaient en effet ignorer. Elle est libre et ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire.

 

Gestrust a des contacts directs actuellement avec la justice française?

 

Oui, par l’intermédiaire de notre conseil en France, nous coopérons avec la justice française.

 

Vous subissez des dégâts d’image?

 

Oui, bien entendu. C’est la raison pour laquelle nous avons tenu par cette interview à rétablir la vérité des faits afin que l’opinion publique sache que Gestrust a agi en toute légalité.

 

Interview:

François Schaller

 

 





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MIS EN CAUSE DANS L’AFFAIRE BALKANY.

Gestrust Fiduciaire réagit à Genève

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